jeudi 24 mars 2016

L'Université Alioune Diop de Bambey

Université Alioune DIOP de Bambey(UADB)

En visite ce mardi 8 mars 2016 à Bambey, les étudiants de la 46ème promotion du Centre d’Etude des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI) ont pu rencontrer et échanger avec les autorités de ce temple du savoir. L’UADB est pourtant une université très jeune mais enregistre chaque année  de très bons résultats, ce qui lui promet un avenir radieux sur la carte universitaire de notre pays et pourquoi pas du continent.


Arrivés à Bambey vers 12h45, les étudiants sont accueillis par Mr Mamadou Sarr, directeur de la scolarité de l’UADB. Mr Sarr les a ensuite conduit au rectorat pour rencontrer  l’adjoint du recteur en son absence. Ce qui marque le premier c’est l’hospitalité dont le personnel fait preuve.
Après un entretien de quelques minutes, Mr Sarr a conduit sa jeune délégation à une visite des locaux. Accompagnés d’éminents  professeurs d’histoire comme Boubacar DIOP, les cestiens ont beaucoup appris sur l’histoire du parrain de cette université  Alioune DIOP qui a de beaux jours devant elle. Selon Mr Diop « sans Alioune Diop, Senghor et Cheikh Anta ne seraient pas connus » car c’est lui qui a lancé la revue Présence Africaine. Né à Saint Louis, d’une famille musulmane, Alioune Diop s’est converti au christianisme et a beaucoup apporté à cette religion sur tout le continent africain poursuit Boubacar Diop.
L’UADB qui a ouvert ses portes au mois de mars 2007 n’a connu que trois (3) recteurs  jusqu’ici. D’abord Mr Abdoula Cissé dont l’université garde toujours ses empreintes avec les noms donnés aux allées et aux bâtiments (allées de la dignité, allées de la consécration, bloc des savoirs….) .Il était là entre 2007 et 2009. Ensuite vient Mr Matar Mour SECK qui est issu de la faculté des sciences de l’UCAD  qui a exercé de 2009 à 2014 et enfin Mr  Lamine Gueye, un  médecin venant de l’UGB et qui est toujours en poste.
A son ouverture en 2007, ni les étudiants ni les professeurs ne voulaient venir à UADB, tout simplement par peur de devoir travailler dans des conditions difficiles. A cette période, elle ne comptait que 285 étudiants.
Maintenant, pour l’année 2014-2015 elle compte 2808 étudiants  qui sont repartis en trois(3) filières  toutes scientifiques  (gestion, développement durable et  santé). Elle compte une bibliothèque un campus social et de nouveaux salles de classes viennent d’être construites en plus les étudiants peuvent bénéficier d’un réseau WIFI sur tout le campus pédagogique.
L’UADB est un institut qui vise l’excellence raison pour laquelle elle a ouvert des bureaux à Dakar  et Diourbel pour plus de visibilité et d’accessibilité.
Par la suite, les étudiants ont rencontré le Cellule Genre dont  par Mme Sylla est la présidente. Pour cette journée du 8 mars qui célèbre la femme dans le monde, elles en ont profité pour faire part de cette cellule dont les objectifs tournent essentiellement autour de la parité, de l’équité et du social avec l’aide destinées aux  Daaras et aux pouponnières.
En somme, cette visite de l’UADB a été une grande réussite car a permis aux étudiants d’être informés de ce qui se passe en dehors de l’UCAD.


vendredi 11 mars 2016

Conférence sur les droits de l'enfant au CESTI

Lundi 29 février 2016-Conférence sur « l’éthique journalistique et  droit de l’enfant »
 Animée par Mme Claire BRISSET ancienne journaliste et défenseure des droits de l’enfant
Ce lundi le CESTI a reçu l’ancienne journaliste défenseure des droits de l’enfant Mme Claire BRISSET. Elle a parcouru  en quelque sorte le processus qui a abouti à la signature des conventions relatives à  la protection des droits de l’enfant. Selon elle, les droits de l’enfant ne sont souvent pas pris en compte par les autorités et les journalistes.

Dans beaucoup de sociétés,l'enfant est dépourvu de droits et qu’on en faire ce qu’on veut. Tout a commencé avec un pédiatre  polonais du nom de Janusz KORCZAK qui en 1914 publie « comment aimer un enfant ».Il a entamé un combat très lourd qui a comme finalité de mettre en place des mécanismes allant dans le sens de la législation des droits de l’enfant. Il a finalement été tué dans les camps de concentration nazie avec beaucoup d’enfants qu’il voulait protéger.
Les droits des enfants peuvent être divisés en trois grandes parties : le service de base (santé nutrition éducation), la violence dont il fait objet et sa participation aux prises de décisions le concernant. Et l’endroit le plus propice à la violence de l’enfant est malheureusement le cadre familial.
Pour ce qui du rôle du journalisme et le droit de l’enfant il existe souvent des décalages entre ces deux concepts. Les enfants ne sont souvent pas pris en compte dans le traitement et la diffusion de l‘information. Des images trop violentes sont diffusées  tous les jours sans même tenir compte des effets que cela pouvaient avoir dans leur vie quotidienne.
Mame Less Camara, journaliste a pris part à cette conférence et a mis l’accent sur les enfants talibés. « On ne fait l’aumône par générosité au Sénégal mais plutôt par prescription maraboutique »  a-t-il ajouté. Il poursuit en estimant que la presse sénégalaise au lieu d’aller au fond des choses pour voir les cause, elle se limite à des comptes rendus.

Pour terminer, les droits de l’enfant vis-à-vis des medias sont : le droit à l’information, le droit de s’exprimer pour donner son opinion et celui de ne pas être exposés à des images trop violentes.