jeudi 28 avril 2016

L'ambassadeur des Etats Unis au Sénégal

James ZUMWALT au CESTI
Le CESTI a reçu ce mercredi 27 avril 2016 l’ambassadeur des Etats Unis au Sénégal et en Guinée Bissau S.E Monsieur James Zumwalt. Il a par ailleurs discuté avec les étudiants sur des questions d’actualité concernant le terrorisme, la coopération entre son pays et le Sénégal et à la fin la situation des droits de l’homme au Sénégal.

Mr Zumwalt a effectué un bref exposé sur les questions terroristes en attestant que : « les attaques qui ont eu lieu au Burkina Faso, au Mali et en Côte d’Ivoire  ont montré qu’aucun pays n’est à l’abri du terrorisme ». Et pour lutter contre l’extrémisme, les Etats Unis ont mis en place une collaboration notamment dans le domaine militaire pour aider les forces de sécurité et de défense sénégalaises et africaines à prévenir ces atrocités. S.E a aussi montré que même son pays n’est pas à l’abri malgré  les moyens importants dont ils disposent.

Autre point soulevé, le partenariat entre les Etats Unis et le Sénégal. Ce partenariat selon Mr Zumwalt concerne les domaines de l’éducation de la santé et de l’agriculture. Il a tenu à encourager les initiatives de jeunes sénégalais qui ont fini par s’imposer dans leurs domaines respectifs. Et l’exemple choisi est celui de Mame Khary DIENE qui a commencé la fabrication de produits de beauté naturels et qu’elle réussit  à exporter aux Etats Unis et qui a connait maintenant un succès fulgurant.

Pour cette troisième partie, l’accent a été mis sur les enfants talibés.  Les Etats Unis ont les problèmes de racisme et de pauvreté à  résoudre mais au Sénégal, la mendicité constitue un véritable « crève-cœur ». « Aucun enfant ne devrait être forcé à mendier en échange pour ses besoins fondamentaux, tels que la nourriture, l’eau et l’abri »  Il a salué  entre autre les efforts consentis par le gouvernement et les organisations locales pour les droits de l’enfant. Notamment Issa Kouyaté  qui a créé La Maison de la Gare à Saint Louis qui accueille des centaines d’enfants et les propose des cours d’alphabétisation, un programme sportif et bien d’autres métiers.
S.E Zumwalt a terminé par une courte réponse concernant les primaires américains en affirmant que ce serait mieux si les démocrates remportaient les prochaines présidentielles.



jeudi 21 avril 2016

La question palestinienne

Ce mercredi 20 avril 2016 le CESTI a reçu l’ambassadeur de la Palestine au Sénégal S.E Mr Safwat Ibraghith. Il a par ailleurs fait un exposé sur la question palestinienne qu’il considère comme un problème historique et qui ne sera pas facile à résoudre.
S.E Safwat Ibraghith au CESTI
« C’est une question  épineuse et très  liée aux enjeux internationaux »  selon Mr Ibraghith car ceux qui doivent jouer la carte de l’apaisement sont guidés par des intérêts dans cette région. Nommé ambassadeur au Sénégal depuis octobre 2015, Mr Ibraghith estime aussi que la situation de la Palestine ressemble beaucoup à l’histoire du continent africain,  c’est-à-dire la colonisation.
L’occupation de la Palestine est née à l’issu de la grande volonté du mouvement mondial de sionisme qui a cherché partout dans le monde pour recaser le peuple juif surtout après l’holocauste avec le régime hitlérien. Une grande campagne de propagande raciste a été menée en Europe et partout et un message est véhiculé par cette campagne « la Palestine est un terre sans peuple et qu’il faut la donner au peuple juif » 
Avant leur départ, les britanniques avaient pourtant promis au peuple palestinien un Etat Arabe. Promesse non tenue, et c’est ce qui a été à l’origine de beaucoup de manifestations. L’ONU effectue un premier partage en 1947, partage qui n’est pas accepté par les arabes à cause de son caractère inéquitable.
Depuis lors, l’occupation israélienne continue et le peuple palestinien est systématiquement chassé de ses terres. Aujourd’hui  7 des 12 millions de palestiniens sont réfugiés dans le monde et la communauté internationale tarde à réagir. Et puis la Palestine n’a plus que 12% de son territoire historique.
De son vivant, le Président Yasser ARAFAT a beaucoup lutté pour l’indépendance de ce pays et de nombreux accords ont été signés entre les deux pays mais la paix tarde toujours à durer. Même Bill Clinton a essayé mais en vain.

Malgré tous ces problèmes S.E Mr Ibraghith est optimiste et affirme que « les palestiniens aiment leur pays et ne l’échangeront pour aucun autre au monde » et  qu’un jour viendra  son peuple aura la paix et la liberté qu’il mérite.

vendredi 15 avril 2016

La mendicité au Sénégal

des femmes mendiants devant l'UCAD
La mendicité est un phénomène qui gagne de plus en plus d terrain dans notre pays. Elle se caractérise par des individus qui sillonnent les rues ou qui restent sur des places publiques pour tendre la main aux passants. Que ce soit le jour ou la nuit, ces mendiants ne se découragent jamais même s’ils sont souvent repoussés par les gens. Le Sénégal fait partie des pays d’Afrique qui reçoivent le plus grand nombre de mendiants car il y a des gens qui viennent du Niger, du Mali, de la Guinée et beaucoup d’autres pays et qui s’installent ici uniquement dans le but de mendier.

Au Sénégal, il existe trois sortes de mendicités qui se distinguent par leurs différentes motivations respectives.
un handicapé qui mendie à l'UCAD
Il y a d’abord celle que j’appelle spirituelle, c’est-à-dire la mendicité telle que pratiquée par les baay faal. Pourtant  ces derniers ont la force physique et mentale de travailler comme le fait tout le monde, mais ils ont décidé de renoncer à tout cela par conviction et de se mettre entièrement à la disposition de leurs guides religieux dont ils ne ménagent aucun effort pour satisfaire les besoins .Ces baay faal ne sont pas intéressés par le matériel et ils consacrent  leur temps et leur énergie au service du Guide. La mendicité spirituelle est souvent mal interprétée par les gens qui n’en connaissent pas les motivations et le but visé.
Ensuite il y a la mendicité obligatoire, ce sont les talibés qui se trouvent dans l’obligation de sillonner les artères de la ville pour trouver quoi donner au marabout, s’ils ne veulent pas être maltraités par celui-ci. Ces talibés se lèvent chaque jour à 4 heures du matin et se rendent en ville pour pouvoir recueillir l’aumône le plus tôt possible. Je l’appelle obligatoire car les talibés préfèrent passer la nuit dans la rue s’ils ne disposent pas de la ration quotidienne exigée par le marabout qui est souvent de 500 fr. Comme la mendicité spirituelle, celle-ci est selon ses partisans accompagnée de vertus et c’est elle qui permet à l’individu de se débarrasser de tout ce qui est vanité, orgueil et avarice.
Il y a enfin la mendicité nécessaire qui concerne les personnes handicapées et démunies. Même si la mendicité n’est pas à encourager, j’ose  dire que celle-là  est la plus compréhensible puis que ses pratiquants se trouvent dans l’impossibilité de travailler pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Les mendiants qui viennent des autres pays pratiquent cette dernière et ils deviennent de plus en plus nombreux dans ce pays.

Même si l’Etat du Sénégal a pris des dispositions pour l’éradiquer, c’est un fléau qui est toujours là et qui continue de nourrir des familles et remplir des poches.