samedi 10 décembre 2016

"L'heure du leadership féminin a sonné"

Amina Jibril
Amina Jibril Muhamed est la ministre kenyane des affaires étrangères et par ailleurs candidate à la présidence de la commission de l’Union africaine. De passage au CESTI ce 05 décembre, elle en a profité pour dresser un bilan des différentes ressources naturelles du continent et la voie à suivre pour que les autochtones  puissent en profiter le maximum.
« L’Afrique doit être au centre des décisions du monde » selon Mme Jibril plus de 50 % des ressources du monde sont en Afrique. Et hélas, ce sont les autres qui viennent les exploiter et nous revendre les produits dérivés à des prix exorbitants. 
Selon toujours la ministre, pour un développement inclusif et durable les pays africains doivent « aller ensemble ». Des coopérations doivent être établies  et des accords signés entre eux. L’Afrique constitue un vaste marché et ce marché doit s’ouvrir pour la libre circulation des biens et des personnes.
La candidate à la tête de la commission de l’UA a par ailleurs évoqué la question de l’extrémisme en Afrique. « Une bonne redistribution » des ressources doit être effectuée. Près de 70% des africains ont moins de 25 ans, cette jeunesse, si elle n’a pas la possibilité de subvenir à ses besoins, est très fragile face aux nombreuses tentions de l’extrémiste religieux qui les promet un avenir meilleur.
Et pour ce qui est de l’UA, Mme Jibril a fait entendre que l’Afrique s’en sort plutôt bien avec des foyers de tension comme la Centrafrique et le Burundi qui se calment petit à petit. L’UA a toujours été présente auprès des pays sous tension pour promouvoir la paix et la stabilité par des médiations.
Présente à Dakar pour le sommet sur la paix et la sécurité, la ministre compte avec tous les pays d’Afrique « cultiver cette paix et cette sécurité » dans toute  l’Afrique. Ce qui lui permettra e se développer dans la sérénité.

 « Ne laissez pas vos rêves être confiner par les frontières de nos pays. Ne laissez personne vous définir, définissez-vous. Et ne laissez personne vous mettre dans une boite ».tel est le message de Amina Jibril à l’égard des jeunes africains qu’elle considère comme les responsables de l’avenir du continent.

Afrique du Sud vs Sénégal (2-1) : « une défaite qui vient à son heure »

Afrique du Sud vs Sénégal (2-1) : « une défaite qui  vient à son heure »
Kara Mbodj en pleurs
Le 12 novembre dernier, le Sénégal s’est incliné en Afrique du sud, match comptant pour la deuxième journée des éliminatoires de la coupe du monde qui se tiendra en Russie (2018).
Beaucoup de sénégalais et autres commentateurs imputent cette défaite aux erreurs de l’arbitre ghanéen qui a sifflé un penalty inexistant contre le Sénégal. Cette inquiétude est due à la hantise de la non qualification du Sénégal à un mondial qui frappe notre équipe depuis 2002. 
Contrairement à eux, je pense que cette contre-performance peut beaucoup aider les lions du Sénégal pour les échéances à venir.
L’équipe du Sénégal s’est qualifiée pour la coupe d’Afrique des nations(CAN) 2017, en faisant le plein de points c’est-à-dire  en remportant la totalité de ses rencontres (6 victoires sur 6). Performance qui  l’a placé dans une situation de favori pour la victoire finale de la CAN, Gabon 2017.
Ceci étant, les lions se sont vus un peu « trop beaux » et se prenaient  pour les « rois » de l’Afrique. Ce revers à Polokwane (Afrique du Sud) va en quelque sorte permettre à nos lions de « redescendre » sur terre et d’avoir plus de considération pour tous leurs adversaires dans le futur.
En effet cette performance (qualification à la CAN) du Sénégal est à relativiser car il n’a battu que des équipes de seconde zone (Niger, Burundi et Rwanda). De surcroît  les poulains d’Aliou Cissé n’avaient pas à  « bomber » le torse et devaient voir ce qui manque à l’équipe et essayer de l’améliorer.
Cependant notre espoir est entretenu par les larmes de nos joueurs après cette défaite. Aliou Cissé, le sélectionneur a réussi à transmettre son envie, sa grinta (rage de vaincre), son engagement et son abnégation à ses jeunes joueurs.

De ce fait nous restons tous derrière notre équipe et espérons plus de concentration et d’engagement de nos joueurs pour offrir au Sénégal son premier sacre continental qu’il attend depuis longtemps. 

mardi 6 décembre 2016

Le haut Commissariat des Nations Unies au CESTI

Ce jeudi 16 juin 2016 les etudiants du CESTI ont reçu une délégation du Haut-Commissariat des  nations unies pour les réfugiés. Les échanges tournaient autour de la définition des concepts de réfugiés, d’apatrides et de demandeurs d’asile et de la célébration de la journée internationale des refugiés qui est célébrée ce 20 juin.
 Tout d’abord les orateurs ont commencé par la définition des mots clés :                                     Réfugié « C’est quelqu’un qui quitte son pays parce qu’il est persécuté à cause de sa race (couleur de peau, ethnies), de sa religion, de ses opinions politiques, de son groupe social (femmes) et la nationalité. Cette définition figure  dans la convention de 1951.                                                                                
Il y a aussi une autre définition extensive qui est plus africaine : « le refugié c’est lui qui a quitté son pays d’origine en fuyant les conflits ». Il n’est cependant plus protégé par les lois de son pays d’origine tant qu’il n’est pas rentré.
Un demandeur d’asile « est celui qui a quitté son pays et qui a introduit une demande de refugié et en attendant  la régulation de sa situation, il est un demandeur d’asile »
Le déplacé interne « est celui qui quitte une localité dans un même pays pour se rendre à une autre pour cause de conflit ». Il existe environ 40millions de déplacés internes dans le monde.
Un apatride est quant à lui une personne dont aucun état ne reconnait la nationalité 
Un rapatrié est ex refugié rapatrié dans son pays d’origine et recouvre tous ses droits.
Le migrant « toute personne qui quitte son pays pour un autre pays pour des convenances personnelles ».
Migration mixte «  déplacement d’un certain nombre de personnes pour des raisons diverses. Ils prennent les mêmes routes les mêmes moyens »
Mamadou Tandia responsable régional assistant en charge de l’administration affirme que « le HCR est financé par les contributions des états et de certaine bonne volonté ».Sous couvert de l’anonymat un refugié dit « nous vivons des situations précaires .Tout le monde peut être refugié et nous demandons à l’état du Sénégal au nom des conventions signée de nos aider à améliorer nos conditions de vie ».
Introduction au droit international des réfugiés
Pierre ATCHOM administrateur principal régional en charge des urgences
C’est à l’Etat de dire tel ou tel est réfugié. Au Sénégal, il y a une commission nationale pour la reconnaissance des refugié a Sénégal qui se charge de cette question. Si le pays d’accueil ne peut pas s’occuper des refugiés c’est le HCR qui s’en occupe. Le refugié a des droits et des devoirs. Il s’agit du droit  du non refoulement, du droit à un statut, le droit à l’état civil, le droit d’adhérer et de pratiquer la religion de son choix et le droit au travail.
La HCR a trois principales fonctions que sont: D’abord de garantir la protection internationale du réfugié, veiller au respect de la convention, faire un plaidoyer s’il y a violation des conventions par un pays signataire, ensuite fourniture et coordination d’assistance matérielle (éducation, équipement, vivre…) et à la fin la recherche de solutions et la meilleure d’entre elles est le rapatriement.

Le 20 juin de chaque année est célébrée la journée internationale des refugiés et les chiffres publiés cette année font état de plus de 35 millions de réfugiés et de déplacés dans le monde.

"L'anthropologie de la colère"

CHEIKH DIOP, 46eme promotion CESTI
            « ANTROPOLOGIE DE LA COLERE » de Célestin MONGA
Cette œuvre intitulé « Anthropologie de la colère » est publiée en 1994  par l’économiste camerounais CELESTIN MONGA et éditée par l’Harmattan. Il a publié beaucoup d’œuvres et d’articles explorant plusieurs domaines  de sciences sociales. C’est un enseignent chercheur qui est actuellement à la Massachusetts Institue of technology(M.I.T) à Cambridge aux Etats Unis.
L’Anthropologie de la colère essaie de montrer comment les populations africaines tentent de résister et de se défendre ainsi que leurs intérêts face à une élite qui n’est animée  que par un désir d’assouvir des besoins personnels.
Pour ce faire, l’accent est d’abord mis sur un processus d’identification de l’africain. Celle-ci pourrait cependant lui permettre de mieux se connaitre pour pouvoir entreprendre son avenir avec beaucoup plus d’assurance et de certitude. Et selon l’auteur, cette tâche est d’autant plus difficile puis que les africains  aujourd’hui s’inspirent des modes de vie, des processus politiques et socio-économiques qui leur sont étrangers ce qui fait que les autres ne les considèrent que comme des « pèlerins » ou des « usurpateurs ». Si on prend la culture qui doit permettre à tout peuple de s’identifier par rapport aux autres, on voit déjà le paradoxe puis que ce soit notre musiques, danses et autres œuvres d’art n’ont de crédibilité que lorsqu’elles sont reconnues par les occidentaux. Et pourtant dans beaucoup de pays du continent, cette musique a été considérée comme un moyen de lutte contre des gouvernants qui n’ont ménagé aucun effort pour la « remettre » à sa place et limiter la culture à sa simple fonction de divertissement.
Perdue dans ces nombreux modèles importés, l’Afrique se cherche un mode démocratique qui lui sera propre. Les jeunesses africaines ont essayé de prendre les choses en main et étant donné que ni le contexte, ni les moyens ne permettent de le faire, elles se sont tournées vers des méthodes très violentes et des fois jugées anarchiques par les autorités. Il s’agit de la désobéissance civile, de la marche de contestation et même des affrontements avec les forces de l’ordre tout simplement car n’ayant plus le choix et poussées à bout par les politiques. Dans certains cas ces, mouvements sociaux ont profité d’une instabilité politique pour s’éparer du pouvoir, c’est le cas au Congo en 1977 avec Denis Sassou Nguesso et Yombi Opango. On est même allé jusqu’à optimiser ces méthodes anarchiques pour les considérer comme le seul moyen légal à l’alternance des pouvoirs actuels.
Epris de liberté, les africains se détournent de plus en plus  des hommes politiques qui sont tous les mêmes et qui sont incapables de satisfaire leurs besoins. Etant donné que le cadre religieux occupe une place importante en Afrique, les gens décident de se tourner vers  la religion dont les détenteurs constituent de véritables « dictatures de l’idée du destin ». Ceci est le fruit de la déception et du désespoir qui animent le quotidien de ces peuples vis-à-vis des autorités politiques. Même si ces foyers religieux ne peuvent pas améliorer les conditions de vie des africains, il n’en demeure pas moins qu’ils participent pour beaucoup à l’apaisement et à la stabilisation des pays africains. 
L’autre aspect c’est la cohabitation entre la société civile et la démocratie. L’affaiblissement des régimes politiques africains en est la principale cause. De surcroit les partis politiques naissent comme des champignons et chacun essaie de tout faire pour gouter aux délices du pouvoir. A leurs côtés  la société civile qui joue un rôle tout aussi important.
C. Monga tente d’abord de définir le terme qui a des fois du mal à aussi bien jouer son rôle  dans la vie politique que de se trouver une certaine crédibilité devant la population. Dépourvus de pouvoirs, les membres de la société civile africaine ont un énorme problème de communication. Etant donné que les journaux publics comme d’habitude se rangent toujours derrière un pouvoir qui continue de décevoir. De ce fait, ils sont obligés d’utiliser d’autres canaux pour faire passer leurs messages. Par exemple au Cameroun, « des titres officiellement interdis voir saisis ont été lus dans toutes les régions du pays. Des photocopies d’articles censurés se vendent sous le manteau et des stocks de revues interdites sont ventilés dans les différentes localités, transportés par taxi-brousse ». D’autres moyens sont utilisés, c’est le cas des affiches clandestines sur les places publiques. Mais l’avantage de ces dernières est qu’elles atteignent le plus grand nombre de personnes qui constituent le « bas-peuple » et à qui les messages sont destinés. En fait c’est à cause de ces méthodes un peu « violentes » et « anarchiques » de la société civile que se pose la question de savoir si celle-ci  est vraiment civilisée ?
Cependant les membres de cette société civile sont souvent accusés par les autorités d’être des politiciens masqués et qui cachent sciemment leur volonté d’accéder à la magistrature suprême. L’auteur a cependant essayé de donner une solution à cette inconfortable place occupée par nos sociétés civiles en proposant pourquoi pas une représentativité dans les instances de décision notamment à l’assemblée nationale.
Ceci étant, l’Africain se trouve désormais à la recherche de potentielles références qui pourrait le sortir de cette situation d’assujettissement et le guider à adopter une « nouvelle » politique différente de celle de ses dirigeants actuels.  C’est-à-dire une politique qui prend largement en compte les véritables préoccupations de la société et une plus large participation de la population dans la politique de l’Etat.
Il y a cependant dans beaucoup de pays  le phénomène des « villes mortes » caractérisé par des grèves et boycotts surtout dans le secteur public dans le but de paralyser le régime et le monter contre la population. Il faut aussi en ajouter la désobéissance civile qui consiste à un refus de payer aussi bien ses impôts que ses factures d’eau et d’électricité pour diminuer « la capacité de nuisance de l’Etat ». Ces méthodes constituent la nouvelle forme de « violence politique ».
Et pour ce qui est des élections, contrairement à l’Occident, sont considérée comme un acte banal et ne signifiant pas grand-chose pour le citoyen lambda. Ce désintéressement existe tout simplement parce que ce dernier voit toujours les mêmes tètes faire les mêmes promesses et se succéder les uns après les autres. Même si on constate des manifestations avant et après les élections pour montrer une certaine injustice, la situation reste la même et c’est toujours cette bureaucratie qui finira par diriger.
Le fort taux d’analphabétisme politique dont souffrent les peuples africains est selon   Mr Monge la conséquence de cette situation. Même les gens qui devraient prendre la relève ont du mal à s’imposer dans l’arène politique et à proposer aux peuples des projets satisfaisants.
De ce fait le trucage des élections et de mise  le vote n’est donc qu’un rituel pour le citoyen et le pouvoir en place fera tout son possible pour gagner des élections dont il a lui-même choisi les dates et les modalités de déroulement. Toutes les procédures et les calendriers d’élections sont organisés par les institutions de l’Etat, ce qui rend la tâche de plus en plus ardue à l‘opposition de remporter « officiellement » des élections.
Pour ce qui est des élections l’auteur a choisi l’exemple du Cameroun lors des consultations de 1992 qui malgré plusieurs irrégularités notées du  début, en passant par le déroulement jusqu’à la publication des résultats finissent par proclamer la victoire du  régime de Mr Paul BIYA. Et sur ce, la cour suprême qui était sensée recevoir les requêtes et réclamations s’est déclarée à priori incompétente et se contente tout simplement de la publication des résultats définitifs.
De manière générale « ANHROPOLOGIE DE LA COLERE » permet à l’Africain d’effectuer une prise de conscience. C’est une œuvre qui regorge beaucoup d’importance et mérite d’être  considérée avec intérêt.
Les relations entre le pouvoir, la population et l’injustice dont cette dernière est condamnée au quotidien sont battues en brèche. C’est ce qui est à l’origine de cette colère et les mouvements d’humeur qui caractérisent le quotidien des populations autochtones.
Les exemples illustratifs choisis par l’auteur répondent parfaitement à la situation actuelle du continent. Et on pourrait même contextualiser ces évènements cités avec ce qui se passe pour le moment avec des élections truquées, des opposants emprisonnés, des constitutions tripatouillées, des leaders politiques qui ne se soucient pas de la souffrance des populations  et qui ne pensent qu’à  se remplir les poches et se pérenniser au pouvoir.

Mais il faut noter aussi que Célestin MONGA dans cette œuvre soulève des problèmes réels du continent et ses leaders mais ne proposent pas assez de solutions pour lutter contre ces phénomènes. C’est une  chose de soulever des problèmes c’en est tout à fait une autre de tout faire pour les résoudre. On est tous d’accord sur le fait que toute action doit d’abord être théorisée, mais le continent a pour l’instant plus besoin des actes concrets que des théories dont  la plus importante partie de la population n’a pas accès.

mardi 25 octobre 2016

Pop-corne, made in Sénégal: c'est fait !!!


Depuis quelques temps, nous remarquons la prolifération des points de vente du pop-corne dans les rues de la capitale et ses environs. Il devient cependant impossible de faire plus de 200 m sans en trouver un. Ce sont des sortes de pousse-pousse sur lesquels un dispositif qui fait office de four est installé et c’est ce dernier qui se charge de la cuisson du maïs pour en faire un produit.

point de vente de pop corne
Les jeunes de la banlieue ont beaucoup de mal à résister à cette délice raison pour laquelle ses vendeurs se frottent les mains et arrivent à joindre les deux bouts avec cette nouvelle activité plus ou moins lucrative. De jour comme de nuit, les clients se ruent vers ces vendeurs même si pour beaucoup et surtout les filles, c’est une affaire de « buzz ».
Awa est une vendeuse de pop-corne à la station d’essence sise à hamo 6  Guédiawaye : «  les clients nous viennent de partout et ceci tous les jours surtout durant la soirée. Le plus souvent j’ai beaucoup de mal à servir tout le monde tellement je suis submergée ».
Cependant cette « nouvelle » délice n’est pas seulement une affaire d’enfants et même certains adultes s’en raffolent, à Awa de poursuivre : « Ce n’est pas seulement pour les enfants, les adultes aussi l’aiment beaucoup ». Elle continue et renseigne sur le processus de fabrication de ce pop-corne. « C’est très facile à fabriquer puisqu’on utilise le maïs local que l’on met dans un petit four qui le cuit et automatiquement vous avez le produit,  ensuite pour plus de goût, on y ajoute du lait en poudre».
Les clients aussi confirment tout le bien dit u pop-corne. La majeur parie nous dit que c’est délicieux et c’est très bon pour la santé puisque le maïs utilisé est un produit naturel.


Autre chose cette initiative des PME est à encourager puisqu’elles participent pour beaucoup à l’emploi des jeunes qui est l’un des plus grands combats de notre pays.

vendredi 24 juin 2016

Le Café Touba,une boisson bien sénégalaise

De nos jours, le café Touba est devenu une boisson incontournable dans notre pays. C’est un café qui a toujours existé, mais à son retour d’exil, Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du mouridisme  en a fait un cadeau pour ses talibés. D’après eux, le colon a voulu l’empoisonner avec, d’où l’appellation de café Touba. La presque totalité de la population est amatrice de cette boisson qui a fini par s’imposer et devenir le café le plus consommé au Sénégal.

Dans les bus, dans la rue, à l’école, partout les gens ont une tasse de café à la main et ils ne peuvent plus s’en passer. Le café Touba est maintenant quelque chose qui appartient à tous les sénégalais. Raison pour laquelle, ses vendeurs augmentent au fur et à mesure et sont installés dans tous les coins de la ville à l’attente d’une clientèle qui ne cesse de grimper. Il est devenu en quelques années une boisson très prisée et la plupart de ses consommateurs sont les jeunes dont l’âge est compris entre 15 et 35 ans. Désormais les jeunes ne peuvent plus se lever le matin sans prendre une tasse de ce café Touba, c’est pourquoi ce dernier est souvent assimilé à une « drogue » puis qu’on est facilement dépendant de lui si on en prend toujours. Ce succès fulgurant, le café lui doit surtout à son accessibilité car il est vendu partout et la tasse ne coûte 50fr CFA.
Cependant ce café Touba permet à beaucoup de jeunes d’entretenir leurs familles et de subvenir à leurs besoins, c’est un véritable gagne-pain et contribue pour beaucoup à l’emploi des jeunes. Ne requérant pas des dépenses trop importantes, des hommes et même des femmes se lancent dans ce commerce qui est apparemment très lucratif.     
Par contre le il n’est pas exempt de reproche et est accusé d’être la cause des tremblements que l’on remarque chez certaines personnes âgées. Et ceci si on en prend à très forte dose.  Mais pour les talibés mourides cette boisson n’a que des vertus thérapeutiques  et pour qu’elle soit nuisible à la santé, il faut en prendre sept(7) tasses par jour, ce qui est très rare.
Autre chose c’est un facteur qui contribue au salissement de la ville avec des tasses que les gens jettent partout et n’importe comment.
En somme, même si le café Touba peut impacter négativement sur la santé et la salubrité des populations, il n’en demeure pas moins qu’il continue d’être de plus en plus  convoité par une grande partie de la population qui a fini par se l’approprier et qui n’est pas prête à s’en séparer. De ce fait, il devient urgent d’assainir ce milieu qui nourrit son homme.

mardi 7 juin 2016

le football espagnol trône sur l'Europe

Depuis quelques années le football espagnol trône au sommet de l’Europe avec aussi bien son équipe nationale que ses clubs qui ne cessent de prouver leur hégémonie sur le continent. En effet la Roja a remporté les deux dernières éditions de l’Euro notamment celui de 2008 et 2012. Pendant ce temps, les clubs espagnols sont chaque année soit en demi soit en finale de la C1 et le Fc Séville a réalisé le triplé en gagnant l’Europa League en 2014 et 2015 et en 2016.

Le Fc Barcelona a réussi a façonné le football actuel avec son fameux Tiki Taka c’est-à-dire un jeu basé sur la possession de balle et un pressing très haut pour la récupération rapide du ballon. Avec ce football, les risques de s’exposer sont moindres et les failles de la défense ne sont pas très visibles. Maintenant en Europe et partout dans le monde toutes les équipes essaient de jouer comme le Barça. Et c’est avec ce football que les catalans ont gagné tous les trophées et n’ont plus rien à prouver sur la scène mondiale.
Quant au Real Madrid, le jeu est moins flamboyant et des fois c’est moins beau à regarder. Attitude que ses supporters ont du mal à digérer et n’hésitent pas à siffler même les légendes du club.  Mais malgré tout cela il reste un très grand d’Europe avec sa décima c’est-à-dire dix coupes d'Europe. Le Real est réputé pour son statut du club le plus riche au monde et son pléthore de stars raison pour laquelle ses supportes sont moins tolérants envers leurs joueurs.
L’Athleti du très charismatique Diego SIMEONE  a quant à lui réussi à se hisser au même niveau que le Real et le Barça. Désormais le championnat se joue entre ces trois. En plus de cela, les colchoneros ont fini par obtenir le respect sur la scène européenne avec deux finales de ligue des champions et un titre de champion en trois ans. Leur jeu est très agressif et ils commettent beaucoup de fautes, mais avec des joueurs offensifs, très techniques et capables de concrétiser les moindres possibilités qu’ils se procurent.
Comme en 2014, la finale de la C1 2016  a opposé deux équipes espagnoles  le Real Madrid et l’Athleti mais la coupe aux grandes oreilles revient à la casablanca qui s'est imposé difficilement aux tirs au but après un match d'un but partout dans le temps réglementaire.

En Europa League le FC Séville en a fait une affaire personnelle car c’est la troisième fois de suite qu’elle la gagne. Et cette fois la victime s’appelle Liverpool.
Avec l'Euro qui se profile, même si l'Espagne fait toujours figure de favori il ne sera pas du tout facile pour la Roja comme on les appelle de réaliser un triplé historique.  

jeudi 5 mai 2016

Carrefour d'actualité sur le football sénégalais

Mercredi 04 mai 2016, le centre d’étude des sciences et techniques de l‘information(CESTI) a reçu l’ingénieur et  chercheur Oumar Dioume, le sélectionneur  national Aliou Cissé, d’anciens internationaux comme Yatma Diop, Joe Diop et beaucoup d’autres amateurs de football. En présence des étudiants du CESTI, les débats tournaient autour  du  football sénégalais : quelles perspectives ?
Aliou Cissé et Mr Dioume au CESTI

Mr Dioume a ouvert le débat par se poser un certain nombre de questions auxquelles il tentera plutard d’apporter des solutions. Pourquoi le Sénégal ne gagne-t-il pas ? Pourquoi manque –t-on de patience au Sénégal ?                                                                                            D’après lui, il faut d’abord se procurer d’une équipe nationale locale c’est à dire une équipe dont l’ossature est composée de joueurs évoluant dans notre pays, à l’image des grandes nations de football comme l’Allemagne, l’Espagne etc…                                                                                                  Il faut aussi les conseils des anciens aux jeunes joueurs.                                                                   Et comme toute discipline, une formation de base est nécessaire, raison pour laquelle on doit réintroduire le sport à l’école et organiser des tournois entre écoles de football.
Aliou Cissé a tenu à faire certaines précisions par rapport au problème que l’équipe du rencontre sur son flanc droit. Il argue que c’est un problème qui est là depuis longtemps et  que Zarco Touré et Lamine Gassama  n’ont rien à se reprocher car ils jouent une trentaine de matchs dans la saison. Pour son style de jeu  Il poursuit que « j’ai l’équipe depuis an et c’est impossible de jouer comme le Barcelone ». L’homme aux dread lox préfère mettre l’accent sur les résultats obtenus jusqu’ici par l’équipe.                                                                                                                                                                   Aliou met en garde les acteurs de notre football car selon toujours lui « le football de haut niveau demande beaucoup de moyens et on ne peut pas tout attendre de l’Etat et de la fédération » .Pour finir, le coach répond sur la question des pratiques mystiques (xoon) au sein de l’équipe nationale. Il affirme que depuis son arrivée, il n’a pas encore vu cela dans son groupe.
Quant à Mamadou Koumé, journaliste et enseignent au CESTI, il faut promouvoir l’expertise locale. Il atteste que « si nous donnons à nos entraineurs locaux les mêmes moyens que ceux étrangers, ils peuvent faire des résultats »
L’ancien international Joe DIOP a pris part à cette rencontre et affirme que : « Le football sénégalais et malade et il reflète la société sénégalaise dans son ensemble » .Il poursuit et  renseigne que : « pour développer notre football, il nous faut d’abord des infrastructures de masse ».

La rencontre s’est terminée par des séances de photos et des interviews avec les différents invités.

lundi 2 mai 2016

Focus group

CHEIKH DIOP,  46ème Promo, CESTI

sociologie générale 



                                                Focus Group 

Le focus group est l’une des techniques d’entretien les plus compliquées, ceci parce qu’il réunit un nombre  d’experts plus moins important. Il n’y a pas de nombre fixe pour le réaliser mais il faut cinq(5) participants au minimum et douze(12) au maximum, plus un journaliste qui anime les débats. Pour réaliser une telle entrevue, il faut au préalable penser aux contraintes techniques comme le temps et le budget qui constituent les plus grands problèmes pour le journaliste.
Le nombre d’experts sera cependant choisi en fonction des objectifs recherchés par le journaliste ; ceci en fonction de leur statut socio-professionnel (l’âge, le sexe, l’autorité, la langue…).Le journaliste animateur doit avoir la capacité de bien discuter et surtout de bien choisir ses invités. Le débat serait mieux s’il se tient là où se déroulent les faits par exemple dans les eaux s’il est question d’inondations.
Le journaliste doit pour réussir son entretien se munir d’un guide qui comprend la phase introductive, la discussion et la conclusion. Il doit cependant mettre ses invités dans un climat favorable à la discussion, il dicte les règles du jeu et doit se comporter comme le patron. Mais ça ne doit pas l’empêcher d’avoir une grande  capacité d’écoute et de bien équilibrer la parole entre les différents invités pour éviter que les uns « piétinent » les autres. Le journaliste est maintenant animateur.
Le journaliste a le choix entre deux styles d’entretien : le style directif dans lequel il a tangence à beaucoup intervenir au fur et à mesure que le débat suit son cour, pour recadrer et repréciser certaines nuances. Et celui non directif là où le journaliste laisse la latitude à ses invités de s’exprimer mais il doit aussi veiller à ce que le débat ne déborde pas.
Reste maintenant l’étape la plus importante : la transcription  et la réécoute qui permettent au journaliste de noter les changements de tons et l’émotion de ses invités.
A partir de là, il pourra faire un très bon papier car ayant maitrisé tous les contours du débat et les points de vue des uns et des autres.  


jeudi 28 avril 2016

L'ambassadeur des Etats Unis au Sénégal

James ZUMWALT au CESTI
Le CESTI a reçu ce mercredi 27 avril 2016 l’ambassadeur des Etats Unis au Sénégal et en Guinée Bissau S.E Monsieur James Zumwalt. Il a par ailleurs discuté avec les étudiants sur des questions d’actualité concernant le terrorisme, la coopération entre son pays et le Sénégal et à la fin la situation des droits de l’homme au Sénégal.

Mr Zumwalt a effectué un bref exposé sur les questions terroristes en attestant que : « les attaques qui ont eu lieu au Burkina Faso, au Mali et en Côte d’Ivoire  ont montré qu’aucun pays n’est à l’abri du terrorisme ». Et pour lutter contre l’extrémisme, les Etats Unis ont mis en place une collaboration notamment dans le domaine militaire pour aider les forces de sécurité et de défense sénégalaises et africaines à prévenir ces atrocités. S.E a aussi montré que même son pays n’est pas à l’abri malgré  les moyens importants dont ils disposent.

Autre point soulevé, le partenariat entre les Etats Unis et le Sénégal. Ce partenariat selon Mr Zumwalt concerne les domaines de l’éducation de la santé et de l’agriculture. Il a tenu à encourager les initiatives de jeunes sénégalais qui ont fini par s’imposer dans leurs domaines respectifs. Et l’exemple choisi est celui de Mame Khary DIENE qui a commencé la fabrication de produits de beauté naturels et qu’elle réussit  à exporter aux Etats Unis et qui a connait maintenant un succès fulgurant.

Pour cette troisième partie, l’accent a été mis sur les enfants talibés.  Les Etats Unis ont les problèmes de racisme et de pauvreté à  résoudre mais au Sénégal, la mendicité constitue un véritable « crève-cœur ». « Aucun enfant ne devrait être forcé à mendier en échange pour ses besoins fondamentaux, tels que la nourriture, l’eau et l’abri »  Il a salué  entre autre les efforts consentis par le gouvernement et les organisations locales pour les droits de l’enfant. Notamment Issa Kouyaté  qui a créé La Maison de la Gare à Saint Louis qui accueille des centaines d’enfants et les propose des cours d’alphabétisation, un programme sportif et bien d’autres métiers.
S.E Zumwalt a terminé par une courte réponse concernant les primaires américains en affirmant que ce serait mieux si les démocrates remportaient les prochaines présidentielles.



jeudi 21 avril 2016

La question palestinienne

Ce mercredi 20 avril 2016 le CESTI a reçu l’ambassadeur de la Palestine au Sénégal S.E Mr Safwat Ibraghith. Il a par ailleurs fait un exposé sur la question palestinienne qu’il considère comme un problème historique et qui ne sera pas facile à résoudre.
S.E Safwat Ibraghith au CESTI
« C’est une question  épineuse et très  liée aux enjeux internationaux »  selon Mr Ibraghith car ceux qui doivent jouer la carte de l’apaisement sont guidés par des intérêts dans cette région. Nommé ambassadeur au Sénégal depuis octobre 2015, Mr Ibraghith estime aussi que la situation de la Palestine ressemble beaucoup à l’histoire du continent africain,  c’est-à-dire la colonisation.
L’occupation de la Palestine est née à l’issu de la grande volonté du mouvement mondial de sionisme qui a cherché partout dans le monde pour recaser le peuple juif surtout après l’holocauste avec le régime hitlérien. Une grande campagne de propagande raciste a été menée en Europe et partout et un message est véhiculé par cette campagne « la Palestine est un terre sans peuple et qu’il faut la donner au peuple juif » 
Avant leur départ, les britanniques avaient pourtant promis au peuple palestinien un Etat Arabe. Promesse non tenue, et c’est ce qui a été à l’origine de beaucoup de manifestations. L’ONU effectue un premier partage en 1947, partage qui n’est pas accepté par les arabes à cause de son caractère inéquitable.
Depuis lors, l’occupation israélienne continue et le peuple palestinien est systématiquement chassé de ses terres. Aujourd’hui  7 des 12 millions de palestiniens sont réfugiés dans le monde et la communauté internationale tarde à réagir. Et puis la Palestine n’a plus que 12% de son territoire historique.
De son vivant, le Président Yasser ARAFAT a beaucoup lutté pour l’indépendance de ce pays et de nombreux accords ont été signés entre les deux pays mais la paix tarde toujours à durer. Même Bill Clinton a essayé mais en vain.

Malgré tous ces problèmes S.E Mr Ibraghith est optimiste et affirme que « les palestiniens aiment leur pays et ne l’échangeront pour aucun autre au monde » et  qu’un jour viendra  son peuple aura la paix et la liberté qu’il mérite.

vendredi 15 avril 2016

La mendicité au Sénégal

des femmes mendiants devant l'UCAD
La mendicité est un phénomène qui gagne de plus en plus d terrain dans notre pays. Elle se caractérise par des individus qui sillonnent les rues ou qui restent sur des places publiques pour tendre la main aux passants. Que ce soit le jour ou la nuit, ces mendiants ne se découragent jamais même s’ils sont souvent repoussés par les gens. Le Sénégal fait partie des pays d’Afrique qui reçoivent le plus grand nombre de mendiants car il y a des gens qui viennent du Niger, du Mali, de la Guinée et beaucoup d’autres pays et qui s’installent ici uniquement dans le but de mendier.

Au Sénégal, il existe trois sortes de mendicités qui se distinguent par leurs différentes motivations respectives.
un handicapé qui mendie à l'UCAD
Il y a d’abord celle que j’appelle spirituelle, c’est-à-dire la mendicité telle que pratiquée par les baay faal. Pourtant  ces derniers ont la force physique et mentale de travailler comme le fait tout le monde, mais ils ont décidé de renoncer à tout cela par conviction et de se mettre entièrement à la disposition de leurs guides religieux dont ils ne ménagent aucun effort pour satisfaire les besoins .Ces baay faal ne sont pas intéressés par le matériel et ils consacrent  leur temps et leur énergie au service du Guide. La mendicité spirituelle est souvent mal interprétée par les gens qui n’en connaissent pas les motivations et le but visé.
Ensuite il y a la mendicité obligatoire, ce sont les talibés qui se trouvent dans l’obligation de sillonner les artères de la ville pour trouver quoi donner au marabout, s’ils ne veulent pas être maltraités par celui-ci. Ces talibés se lèvent chaque jour à 4 heures du matin et se rendent en ville pour pouvoir recueillir l’aumône le plus tôt possible. Je l’appelle obligatoire car les talibés préfèrent passer la nuit dans la rue s’ils ne disposent pas de la ration quotidienne exigée par le marabout qui est souvent de 500 fr. Comme la mendicité spirituelle, celle-ci est selon ses partisans accompagnée de vertus et c’est elle qui permet à l’individu de se débarrasser de tout ce qui est vanité, orgueil et avarice.
Il y a enfin la mendicité nécessaire qui concerne les personnes handicapées et démunies. Même si la mendicité n’est pas à encourager, j’ose  dire que celle-là  est la plus compréhensible puis que ses pratiquants se trouvent dans l’impossibilité de travailler pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Les mendiants qui viennent des autres pays pratiquent cette dernière et ils deviennent de plus en plus nombreux dans ce pays.

Même si l’Etat du Sénégal a pris des dispositions pour l’éradiquer, c’est un fléau qui est toujours là et qui continue de nourrir des familles et remplir des poches.

jeudi 24 mars 2016

L'Université Alioune Diop de Bambey

Université Alioune DIOP de Bambey(UADB)

En visite ce mardi 8 mars 2016 à Bambey, les étudiants de la 46ème promotion du Centre d’Etude des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI) ont pu rencontrer et échanger avec les autorités de ce temple du savoir. L’UADB est pourtant une université très jeune mais enregistre chaque année  de très bons résultats, ce qui lui promet un avenir radieux sur la carte universitaire de notre pays et pourquoi pas du continent.


Arrivés à Bambey vers 12h45, les étudiants sont accueillis par Mr Mamadou Sarr, directeur de la scolarité de l’UADB. Mr Sarr les a ensuite conduit au rectorat pour rencontrer  l’adjoint du recteur en son absence. Ce qui marque le premier c’est l’hospitalité dont le personnel fait preuve.
Après un entretien de quelques minutes, Mr Sarr a conduit sa jeune délégation à une visite des locaux. Accompagnés d’éminents  professeurs d’histoire comme Boubacar DIOP, les cestiens ont beaucoup appris sur l’histoire du parrain de cette université  Alioune DIOP qui a de beaux jours devant elle. Selon Mr Diop « sans Alioune Diop, Senghor et Cheikh Anta ne seraient pas connus » car c’est lui qui a lancé la revue Présence Africaine. Né à Saint Louis, d’une famille musulmane, Alioune Diop s’est converti au christianisme et a beaucoup apporté à cette religion sur tout le continent africain poursuit Boubacar Diop.
L’UADB qui a ouvert ses portes au mois de mars 2007 n’a connu que trois (3) recteurs  jusqu’ici. D’abord Mr Abdoula Cissé dont l’université garde toujours ses empreintes avec les noms donnés aux allées et aux bâtiments (allées de la dignité, allées de la consécration, bloc des savoirs….) .Il était là entre 2007 et 2009. Ensuite vient Mr Matar Mour SECK qui est issu de la faculté des sciences de l’UCAD  qui a exercé de 2009 à 2014 et enfin Mr  Lamine Gueye, un  médecin venant de l’UGB et qui est toujours en poste.
A son ouverture en 2007, ni les étudiants ni les professeurs ne voulaient venir à UADB, tout simplement par peur de devoir travailler dans des conditions difficiles. A cette période, elle ne comptait que 285 étudiants.
Maintenant, pour l’année 2014-2015 elle compte 2808 étudiants  qui sont repartis en trois(3) filières  toutes scientifiques  (gestion, développement durable et  santé). Elle compte une bibliothèque un campus social et de nouveaux salles de classes viennent d’être construites en plus les étudiants peuvent bénéficier d’un réseau WIFI sur tout le campus pédagogique.
L’UADB est un institut qui vise l’excellence raison pour laquelle elle a ouvert des bureaux à Dakar  et Diourbel pour plus de visibilité et d’accessibilité.
Par la suite, les étudiants ont rencontré le Cellule Genre dont  par Mme Sylla est la présidente. Pour cette journée du 8 mars qui célèbre la femme dans le monde, elles en ont profité pour faire part de cette cellule dont les objectifs tournent essentiellement autour de la parité, de l’équité et du social avec l’aide destinées aux  Daaras et aux pouponnières.
En somme, cette visite de l’UADB a été une grande réussite car a permis aux étudiants d’être informés de ce qui se passe en dehors de l’UCAD.


vendredi 11 mars 2016

Conférence sur les droits de l'enfant au CESTI

Lundi 29 février 2016-Conférence sur « l’éthique journalistique et  droit de l’enfant »
 Animée par Mme Claire BRISSET ancienne journaliste et défenseure des droits de l’enfant
Ce lundi le CESTI a reçu l’ancienne journaliste défenseure des droits de l’enfant Mme Claire BRISSET. Elle a parcouru  en quelque sorte le processus qui a abouti à la signature des conventions relatives à  la protection des droits de l’enfant. Selon elle, les droits de l’enfant ne sont souvent pas pris en compte par les autorités et les journalistes.

Dans beaucoup de sociétés,l'enfant est dépourvu de droits et qu’on en faire ce qu’on veut. Tout a commencé avec un pédiatre  polonais du nom de Janusz KORCZAK qui en 1914 publie « comment aimer un enfant ».Il a entamé un combat très lourd qui a comme finalité de mettre en place des mécanismes allant dans le sens de la législation des droits de l’enfant. Il a finalement été tué dans les camps de concentration nazie avec beaucoup d’enfants qu’il voulait protéger.
Les droits des enfants peuvent être divisés en trois grandes parties : le service de base (santé nutrition éducation), la violence dont il fait objet et sa participation aux prises de décisions le concernant. Et l’endroit le plus propice à la violence de l’enfant est malheureusement le cadre familial.
Pour ce qui du rôle du journalisme et le droit de l’enfant il existe souvent des décalages entre ces deux concepts. Les enfants ne sont souvent pas pris en compte dans le traitement et la diffusion de l‘information. Des images trop violentes sont diffusées  tous les jours sans même tenir compte des effets que cela pouvaient avoir dans leur vie quotidienne.
Mame Less Camara, journaliste a pris part à cette conférence et a mis l’accent sur les enfants talibés. « On ne fait l’aumône par générosité au Sénégal mais plutôt par prescription maraboutique »  a-t-il ajouté. Il poursuit en estimant que la presse sénégalaise au lieu d’aller au fond des choses pour voir les cause, elle se limite à des comptes rendus.

Pour terminer, les droits de l’enfant vis-à-vis des medias sont : le droit à l’information, le droit de s’exprimer pour donner son opinion et celui de ne pas être exposés à des images trop violentes.