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| des femmes mendiants devant l'UCAD |
Au
Sénégal, il existe trois sortes de mendicités qui se distinguent par leurs différentes
motivations respectives.
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| un handicapé qui mendie à l'UCAD |
Ensuite
il y a la mendicité obligatoire, ce sont les talibés qui se trouvent dans
l’obligation de sillonner les artères de la ville pour trouver quoi donner au
marabout, s’ils ne veulent pas être maltraités par celui-ci. Ces talibés se
lèvent chaque jour à 4 heures du matin et se rendent en ville pour pouvoir
recueillir l’aumône le plus tôt possible. Je l’appelle obligatoire car les
talibés préfèrent passer la nuit dans la rue s’ils ne disposent pas de la
ration quotidienne exigée par le marabout qui est souvent de 500 fr. Comme la
mendicité spirituelle, celle-ci est selon ses partisans accompagnée de vertus
et c’est elle qui permet à l’individu de se débarrasser de tout ce qui est
vanité, orgueil et avarice.
Il
y a enfin la mendicité nécessaire qui concerne les personnes handicapées et démunies.
Même si la mendicité n’est pas à encourager, j’ose dire que celle-là est la plus compréhensible puis que ses
pratiquants se trouvent dans l’impossibilité de travailler pour subvenir à
leurs besoins les plus élémentaires. Les mendiants qui viennent des autres pays
pratiquent cette dernière et ils deviennent de plus en plus nombreux dans ce
pays.
Même
si l’Etat du Sénégal a pris des dispositions pour l’éradiquer, c’est un fléau
qui est toujours là et qui continue de nourrir des familles et remplir des
poches.


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