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| Idrissa Bodian |
Invité au
CESTI ce mercredi 22 mars 2017, Idrissa Bodian, ingénieur géologue a élucidé
beaucoup de questions relatives à la découverte de ressources pétrolières et
gazières sur les côtes sénégalaises. Selon lui, la législation du Sénégal sur
le pétrole remonte au lendemain des indépendances. En 1960 déjà, les
entreprises pouvaient bénéficier de permis d’exploitation de 5 ans
renouvelables 3 fois.
Mais pour un
pays qui ne présente pas des caractéristiques favorables à l’exploitation du pétrole,
il est difficile d‘attirer les investisseurs et pour pallier ce manque, l’Etat
a décidé, en 1998, de mettre en place une nouvelle loi pour faire venir les
sociétés, « il faut embellir sa fille pour pouvoir la donner en mariage »,
donne comme exemple l’ingénieur. Cette nouvelle disposition comportait la
suppression des droits de douanes et l’allègement des taxes sur les
exportations des produits de ces sociétés.
Jusqu’à
présent, cette loi de 1998 est d’actualité au Sénégal, et ce, malgré la
découverte récente du pétrole et du gaz dans nos eaux. Ce serait cependant plus
judicieux de revoir ce code avec les nouvelles conditions d’exploitation et de
profit qui prévalent dans notre pays.
Et à M.
Bodian de préciser « la législation pétrolière sénégalaise
ne prévoit pas les bonus ».
pour dire que les entreprises chargées de
l’exploitation des hydrocarbures ne sont pas obligées de verser des
bonus à l’Etat.
Abdou Gueye,
environnementaliste, a tenu quant à lui à renseigner sur les risques qui
peuvent peser sur la mer et les espèces qu’elle englobe. Il s’agit des marées noires, des mers
polluées qui peuvent entrainer la perte
de beaucoup de produits halieutiques. Il a tenu à mettre en gare les autorités
sur les mesures à prendre pour ne pas patauger dans ces drames. A lui de
poursuivre, « les entreprises ne s’occupent que de leurs brutes ».
donc c’est à l’Etat de veiller au bien-être de son environnement t de
ses citoyens.



