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| Jean Claude Marut |
Cette guerre a pris une autre tournure en
2012 avec l’accession de Macky Sall à la présidence. Sur ce, les américains et
les français qui n’étaient pas en phase avec Wade concourent pour la stabilité
de la région. Ce qui est à l’origine de la cessation des
hostilités. Depuis, il y a une accalmie due à un affaiblissement des insurgés
qui non, seulement manquent de moyens mais aussi d’effectifs.
Jean Claude fait savoir que même si le
mouvement des forces démocratiques pour la Casamance (MFDC) n’a plus une très
grande capacité de nuisance, l’Etat n’a
toujours pas réussi à trouver un terrain d’entente entre les deux parties.
Il souligne par ailleurs l’efficacité de
la gestion du conflit par l’Etat du Sénégal.
« Les autorités ne veulent pas parler de guerre, mais plutôt de mission de
maintien de l’ordre ». De surcroit, même si l’Etat accepte de
négocier, il reste toujours intransigeant face à la question de l’intégrité
territoriale. Ce conflit qui dure depuis 34 ans est l’un des plus anciens en Afrique et pourtant
le plus petit en termes de dommages.
Certains Etats voisins comme le Gambie, la
Mauritanie et la Guinée Bissau ont
asymétriquement participé à ce conflit pour certainement « affaiblir » leur voisin sénégalais et indirectement la puissance de la France
dans la région. La vente de cannabis et la coupe illégale de bois ont beaucoup
aidé la rébellion dans son financement.
Des solutions définitives tardent toujours
à être trouvées selon Mr Marut, car cette zone est l’une des plus riches du
pays. La Casamance participe grandement
à l’économie du pays et à la fourniture de mains d’œuvre. Elle approvisionne
les autres régions en fruits et détient d’importantes ressources de Zircon et
autre richesses.
Malgré tout, le Sénégal qui tient à sa
souveraineté garde toujours les clés de la résolution d’un conflit qui n’a que
trop durer. Les rebelles sont partant bénéficiaires d’aide de beaucoup de
mouvements basés un peu partout dans le monde. Très optimiste, Jean Claude,
pense qu’au moment où nous sommes, les deux parties ne vont plus s’affronter
directement et l’usage des armes est de plus en plus écarté pour une solution
durable.

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