vendredi 30 juin 2017

Courez, les élections arrivent !!!


crédit photo: Le Monde 
Les albinos et leurs familles ne dorment plus tranquillement. A quelques semaines des élections législatives (30 juillet), des sacrifices sont pratiqués par des politiques dans le but d’arriver à leurs fins. Cependant les albinos sont au cœur de cette grande folie mystique qui anime la presque totalité de la classe politique sénégalaise et hante les familles de ces citoyens.

Les albinos sont à la fois victimes de la discrimination au sein même de leur propre société. Caractérisés par une absence  de mélanine dans leur sang, ils sont assimilés à des «Toubabs » du fait de la couleur de leur peau. Ils sont obligés de se protéger avec des crèmes solaires pour résister à la forte chaleur de nos pays. Mais ces crèmes  ne sont pas toujours accessibles du fait de leur cherté. Et ils sont cependant exposés à des maladies à cause de  la vulnérabilité de leurs peaux.

Ces êtres humains pourtant tout aussi normaux que nous sont à la merci de toutes les formes discrimination. Ils sont non seulement considérés par la société comme des gens inférieurs mais leurs organes sont aussi vendus pour la sorcellerie. Cela, pour des besoins de sacrifices et autres pratiques mystiques.

Cependant ces derniers ont mis en place une Association Nationale des Albinos  du Sénégal  (ANAS) dirigée par Mouhamadou Bamba Diop qui affirmait sur Seneweb que : «Le génocide existe aujourd’hui en Afrique contre les albinos. En Côte d’Ivoire, un enfant albinos était tué à sa naissance. Sa dépouille était ensuite brûlée par le féticheur. En Tanzanie, il est arrivé que des couples aillent vendre leur enfant albinos au guérisseur, charlatan ou féticheur pour les sacrifices humains.  Dans ce pays, par jour, on dénombre entre 20  et 60 albinos tués pour des pratiques mystiques. Les pêcheurs, les chercheurs d’or achètent les organes des albinos pour que leurs activités soient fructueuses. Au marché, il n’est pas rare d’ailleurs de voir des organes humains, soit une main soit une jambe d’albinos étalée comme de la marchandise».

Ce sont ces genres de situation que veulent éviter cette organisation. Mr Diop et ses partisans demandent à l’Etat de les aider car sur 10 000 albinos recensés, seul 10 %  ont accès à la crème solaire. Ce qui constitue un  gap énorme.  

mercredi 28 juin 2017

Sagesse et Vieillesse vont bien ensemble

Abdoulaye Wade
credit photo: SamaView
« Laye Ndiombor » (lapin) comme l’appelait Léopold Sedar Senghor pour faire allusion à son intelligence et sa malice, l’ancien Président de la République du Sénégal, Mr Abdoulaye Wade est né le 29 mai 1926 à Kebemer dans la région de Louga.

Le jeune Abdoulaye a suivi ses études à l’école Normale William Ponty de Sébikotane où il obtient son diplôme de fin d’études en 1947. Etudes qu’il a poursuivies à l’illustre lycée VanVollenhoven de Dakar, actuelle lycée Lamine Gueye.

Les rides visibles à première vue sur son visage, Abdoulaye est le troisième Président de la République du Sénégal après Senghor et Diouf. Il entre en politique et milite à l’Union Progressiste Sénégalaise, l’UPS, du Président Senghor. À la faveur des premières ouvertures démocratiques et constitutionnelles, il crée le PDS (parti démocratique sénégalais) en 1974. C’est le début d’un long et âpre combat politique qui le mènera  à la magistrature suprême, après 26 années d’opposition. 

En 2000, l’homme du 19 mars sur qui le peuple fondait un grand espoir est venu souffler un air de changement dans un pays gouverné pendant 40 ans par les socialistes. Il dirigea ainsi le pays pendant 12 années au cours desquelles, beaucoup d’infrastructures ont été construites à Dakar et à l’intérieur du pays. Des routes, des lycées et son chef d’œuvre le monument de la renaissance africaine à Ouakam.

Titulaire d’un doctorat en droit et sciences économiques à l’université de Grenoble, père Laye a soutenu  sa thèse en 1959 sur Economie de l’Ouest africain : unité et croissance. Ensuite, il rentre au Sénégal pour plaider au barreau de Dakar et il a par la suite   enseigné  à l’université pendant quelque temps.

Habillé en grand boubou à chaque fois qu’il se rendait à la ville religieuse, Abdoulaye Wade est un fervent talibé (disciple) mouride qui n’hésitait pas à s’agenouiller devant son marabout Serigne Saliou Mbacké, chose que certains de ses opposants fustigent souvent.

Sous son magistère, Wade a eu 6 premiers ministres dont son futur bourreau Macky Sall. Le père de Karim, de Sindiély et  conjoint de Viviane Vert était très fort en communication. Il arrivait facilement à détourner l’attention de l’opinion à chaque fois qu’il y’avait une grogne sociale.

Il a maintes fois été emprisonné sous le règne  socialiste. En 1993 déjà, Abdoulaye Wade et trois membres de son parti sont arrêtés. Ils sont soupçonnés d’avoir commandité l’assassinat de Me Babacar Seye, alors vice-président du Conseil constitutionnel. Mr Seye était chargé de la proclamation des résultats de l’élection législative de février 1993. Ils sont relâchés trois jours plus tard par manque de preuves.
Avec son slogan Sopi (changement), Mr Wade a encore remporté l’élection présidentielle de 2007 bénéficiant ainsi d’un second et dernier mandat.

2012, la fin approche et Wade se tire une balle dans le pied, en voulant modifier le ticket présidentiel et l’instaurer à 25%.  Ce qui veut dire que le candidat qui parvient à obtenir ce taux à l’élection présidentielle serait automatiquement élu Président. Ajouté à cela, le poste de vice-président qui pour beaucoup était prévu pour son fils Karim. Il perd le pouvoir la même année.

De Versailles, le Pape du Sopi essaie de diriger tant bien que mal son parti en donnant des directives. Cet éloignement est la cause de l’affaiblissement du PDS qui manque actuellement de leader charismatique pour mener à bien ses activités.

Âgé de 92 ans aujourd'hui,  Wade est encore investi sur les listes pour les législatives du 30 juillet 2017, sous la bannière de la coalition gagnante   . Si d'aucuns voient en lui la seule alternative au régime de Macky, d'autres pensent qu'il n'a plus l'age pour faire de la politique et sa place est à coté de ses petits-fils.

« Laye Ndiombor » restera toujours dans les cœurs des sénégalais car, auteur de la première alternance démocratique que le Sénégal a connue. Et son credo est toujours d’actualité, « il faut travailler, toujours travailler et encore travailler ».

jeudi 15 juin 2017

Senghor mérite mieux que ça

stade de l’amitié
crédit photo: Dakaractu
Le stade Léopold Sédar Senghor, une vraie honte pour le Sénégal. Une pelouse dans un piteux état, des gradins délabrés et une structure qui  rappelle les arènes de l’empire romain, le stade de l’amitié n’est pas digne d’un pays qui se veut footballistique comme le Sénégal.


Inauguré  en 1985 cette infrastructure a connu des moments de gloire du football sénégalais et des fois africain  comme la fameuse finale de la CAN 92 remportée par la  cote d’ivoire face au  Ghana par  11 t.a.b à 10.

Mais aujourd’hui, j’ai le cœur meurtri de voir nos joueurs  recevoir leurs adversaires dans ce stade qui remplit à peine les normes de la FIFA. Les joueurs sénégalais jouent dans de grands clubs européens et dans  installations modernes, ce qui contribue pour beaucoup à leurs performances. Donc aujourd’hui, ne soyons pas surpris si notre équipe n’est pas capable de produire du beau jeu à domicile. Pour dire que les performances d’une équipe sont forcément tributaires à l’état de ses infrastructures.

Contrairement à beaucoup de pays africains, le Sénégal a la chance de voir des joueurs se bousculer à la porte de la tanière. Nous n’avons  non plus des problèmes de primes ou d’hébergement qui frappent souvent les sélections africaines. Nos autorités, notamment le ministre des sport Matar Bâ ont fait et continuent de faire  beaucoup d’efforts dans ce sens. A saluer, même s’il reste beaucoup à faire.

Depuis 1992, on n’est même plus capable de déposer une candidature pour l’organisation de la CAN, faute d’infrastructures. Et pendant ce temps, des pays comme le Gabon et la Guinée équatoriale dont on n’a rien à envier ont dépassé ce stade depuis longtemps. Ils se sont dotés d’installations modernes qui leur permettent d’abriter des compétitions internationales dans de bonnes conditions.

Les joueurs ne vous demandent  pas d’argent, la seule et unique chose dont ils ont besoin en ce moment c’est un stade digne de ce nom où ils pourront représenter dignement leur pays.



vendredi 9 juin 2017

« Pardon Messieurs mais les enfants sont toujours dans la rue »


talibés à Dakar
crédit photo: xibartamba.com
Dakar est plein de talibés. Ces derniers viennent soit  des pays de la sous-région soit des autres régions du pays. Ainsi la capitale est remplie d’enfants qui sillonnent les rues en longueur de journée pour mendier. Cette situation a fini par agacer les populations qui l’ont vivement dénoncée.

Et pour y remédier, les autorités avaient pris la décision de les retirer tout simplement de la rue. Pour ce faire, des mesures radicales ont été prises et une traque des « talibés » s’était déclenchée dans Dakar et sa banlieue pendant un temps. Plus de 1500 enfants sont retirés des rues. Les uns sont renvoyés dans leurs pays d’origines pendant que d’autres sont soit ramenés dans leurs familles soit placés dans des maisons d’accueil.

Au début des opérations, beaucoup de citoyens étaient optimises et avaient salué le courage du régime qui a osé faire face à un phénomène plus que complexe. Les enfants ont petit à petit vidé les rues de la capitale sénégalaise.

Mais c’était sans compter sur la puissance des « lobbies » qui organisent ce commerce et qui  en tirent profit. Des « maîtres coraniques » se sont constitués en bouclier pour défendre leur « gagne-pain ». L’apprentissage du coran et les vertus de la soumission sont utilisés comme prétexte pour épargner un fléau plus qu’inquiétant.
Les autorités ont décidé donc de rétro-pédaler. Cependant, la mendicité continue de faire rage à Dakar et les enfants s’en donnent  à cœur joie, ceci au grand bonheur de leurs convoyeurs.

Depuis lors, la capitale continue de recevoir de plus en plus de talibés et nos autorités, incapables de faire quelque chose, ont tout simplement décidé de laisser couler. Ce qui laisse entrevoir que la mendicité a encore de beaux jours devant elle.
                                                                                                




lundi 29 mai 2017

Monter, gagner et redescendre


AS Pikine
 crédit photo: aDakar.com
Le championnat de football  Sénégalais est  caractérisé ces dernières années par un phénomène qui mérite d’être analysé. Des équipes qui viennent de division inférieure arrivent à gagner le championnat avant de redescendre la saison suivante. 

Soit les équipes de ligue 1 n’ont pas le niveau, soit  les promus font preuve d’une détermination et d’une abnégation  incroyables.
L’AS Pikine l’a d’abord fait lors de la saison 2012/2013 au cours de laquelle Les banlieusards ont réussi une montée honorable en ligue1. La saison qui suit, (2013/2014) ils vont accomplir une saison formidable en gagnant et le championnat et le coupe du Sénégal. Performance qui vaut  à l’équipe de la banlieue une qualification en tour préliminaire de la ligue des champions mais ils seront très vite éliminés.
Pikine est rentrée de cette campagne africaine fatiguée, extenuée et avec des caisses complétements vides. Au bercail, l’équipe du président Modou Fall a flirté pendant longtemps avec la zone rouge et a fini par descendre en deuxième division.
2014/2015, un autre promu, l’As Douane est sacré après une saison complète. Les gabelous ont réussi  à tenir tête à tous les gros calibres du championnat local. Mais comme Pikine en 2013, ils n’ont pas  accédé aux phases de groupe de la ligue des champions. Cette compétition va complétement les vider de toutes leurs ressources. Mais ils vont quand meme réussir à se maintenir dans l'élite .

Les insulaires de Gorée vont quant à eux effectuer un doublé 2014/2015 en ligue 2 et la saison suivante en première division. Les ex poulains de Aly Male ont vécu des moments très forts durant cette période.

Mais pour l’exercice 2016/2017, depuis son retour de la campagne africaine, l’U.S Gorée a du mal à s’éloigner de la zone de relégation. Et à quelques journées de la fin, il leur faut un véritable miracle pour  se maintenir.

Actuellement, la Génération, Foot est en pole position pour perpétuer la tradition. Premiers et avec longueur d’avance très importante sur leur dauphin Guédiawaye, les académiciens sont à un pas d’un  sacre historique. Reste à voir si Gorée et GF vont constituer les exceptions d’un phénomène qui est en passe de devenir la règle dans le football sénégalais.


lundi 8 mai 2017

Signature de contrat au LYCEE DE PIKINE

Quand l’image des religieux orne l’intérieur des cars

crédit photo:au-Sénégal.com
Il est très rare d’emprunter un  bus de transport en commun sans voir des photos de guides religieux accrochées à l’intérieur. Ces ornements sont l’œuvre soient des apprenti-chauffeurs soient des chauffeurs eux-mêmes. Si pour certains, ces représentations jouent un rôle protecteur, d’autres pensent que c’est tout simplement pour embellir leurs véhicules.

A l’intérieur d’un car rapide, des photos de Cheikh Ahmadou Bamba (fondateur du mouridisme)  remplissent  le pare-brise pouvant même gêner la vue.  Cheikh Diouf roule tranquillement sur la route de Yeumbeul sous les protestations des clients qui sont sûrement pressés. Mais le Baye Fall reste imperturbable. « Ce n’est pas moi qui ai mises ces photos ici, c’est plutôt le propriétaire. Mais tu sais, nous sommes des musulmans et talibés (disciples) de Serigne Touba, donc son image à nos côtés nous rassure beaucoup. C’est une sorte de porte-bonheur pour nous », affirme l’homme aux rastas qui continue de faire la sourde oreille sous la colère de ses clients.

A quelques encablures, au croisement, un car-rapide s’immobilise comme à l’accoutumé pour attendre des clients. Cette fois-ci, les images des religieux ne sont pas très présentes. Son chauffeur, la trentaine affirme, « non ce n’est pas mon véhicule, on me l’a juste cédé pour quelques jours. Mais ces images servent tout simplement à embellir l’intérieur du car ».Cure-dents à la bouche, avec un petit sourire, celui qui préfère taire son nom poursuit, « chaque chauffeur choisit les photos de son guide religieux. Il y’a cependant  certains qui mélangent toutes les photos des différentes confréries du pays.  Cela permet aussi de renvoyer une image positive à ses clients ».         
   
Ce phénomène ne laisse cependant pas indifférents certains .Il peut influencer sur le choix du bus à emprunter. Moustapha Diaw un jeune lutteur assis discute devant sa maison avec ses amis,       « sincèrement j’ai une préférence pour les cars dans lesquels sont accrochées des images des dignitaires mourides. C’est personnel et c’est mon choix même si je n’ai rien contre les autres. Je suis un disciple de Serigne Touba et tout ce que j’ai dans ma vie, je le lui doit donc ça se comprend ». 
   
Toutes les figures religieuses sont présentes. Donc l’ornement dépend de ses goûts et de son appartenance religieuse. L’ambiance est à son comble à cette mi-journée à la station d’essence de Yeumbeul. Pendant que les populations  vaquent à leurs occupations, la fumée des véhicules pollue tranquillement  l’atmosphère. Le vieux Birame Kà, dont le car est pour le moment vide, attend désespérément  son apprenti-chauffeur, parti chercher de potentiels clients, « c’est pour avoir la paix et être en sécurité » balance-t-il,  «Nous sommes dans un pays de paix raison pour laquelle  tout le monde et surtout nous les chauffeurs devons la cultiver. Que ce soient des photos des guides de confréries mouride, Tidiane ou chrétien, le but recherché reste le même. Ces représentations, pour certains ont un caractère mystique car elles jouent un rôle de protecteur», conclut le vieux avec la mine triste, surement fatigué par d’incessants allers retours.
 
Au croisement « Serigne Assane » de Guédiawaye, de jeunes chauffeurs se sont réunis sous une tente pour se protéger de la forte chaleur. Deux d‘entre eux s’adonnent à un exercice de lutte pendant que les autres font office de spectateurs. Maïssa Coura, un apprenti-chauffeur  debout à côté du groupe : «  nous tenons beaucoup à nos guides religieux, c’est pourquoi  nous  accrochons  leurs photos à l’intérieur de nos cars. Mais, cela a aussi un aspect ornemental. Si vous voyez bien y’a des chauffeurs qui préfèrent les lutteurs et les musiciens. J’ai un ami qu’on appelle Boy Niang (lutteur sénégalais) parcequ ’il a entièrement orné l’intérieur de son car des photos de ce lutteur ».

En  pause aujourd’hui, Maïssa Coura aborde un autre aspect de ce phénomène : « ça ne dérange aucunement  les clients, ils ont les mêmes sensations que nous et nous appartenons aux mêmes confréries. Les musulmans et les   chrétiens ont toujours cohabité dans la cordialité au Sénégal, donc le problème ne se pose pas ».

                Cependant, ce fait n’est pas toujours effectif dans tous les bus de transport en commun. Dans les bus « Dakar Dem Dikk » par exemple, aucune image n’est accrochée à l’intérieur pour l’ensemble des véhicules  garés ou en partance au terminus de Notaire à Guédiawaye en cette matinée. Même si les chauffeurs refusent catégoriquement de  s’exprimer sur le sujet, il s’agit pour certains clients de leur statut de transport public. De surcroit, ils doivent faire preuve de neutralité.

                Au volant de son bus tata de la ligne 30, Dieuwrine comme l’appelle ses collègues, roulant vers Gadaye partage à peu près la même idée que les autres chauffeurs.  Des photos de Baye Niasse (dignitaire de la confrérie Tidiane), derrière son siège et celles de Serigne Saliou (fils de Serigne Touba) sur le pare-brise. Il estime que ce sont les tapissiers qui  installent souvent ces photos. Ils  le font parce qu’ils croient en  leurs guides religieux tout simplement.  Dieuwrine  pense aussi que leur présence peut leur protéger contre le mauvais sort et surtout les accidents.

                Les avis divergent sur le sujet. Les uns pensent que ces représentations peuvent jouer un rôle protecteur aussi bien pour les chauffeurs que pour les clients qu’ils transportent. Mais d’autres estiment que c’est tout simplement pour embellir l’intérieur de leurs cars. D’un côté comme de l’autre, c’est un phénomène qui est de plus en plus fréquent dans les cars de transport en commun surtout les car-rapides et « Ndiaga Ndiaye ».