vendredi 30 juin 2017

Courez, les élections arrivent !!!


crédit photo: Le Monde 
Les albinos et leurs familles ne dorment plus tranquillement. A quelques semaines des élections législatives (30 juillet), des sacrifices sont pratiqués par des politiques dans le but d’arriver à leurs fins. Cependant les albinos sont au cœur de cette grande folie mystique qui anime la presque totalité de la classe politique sénégalaise et hante les familles de ces citoyens.

Les albinos sont à la fois victimes de la discrimination au sein même de leur propre société. Caractérisés par une absence  de mélanine dans leur sang, ils sont assimilés à des «Toubabs » du fait de la couleur de leur peau. Ils sont obligés de se protéger avec des crèmes solaires pour résister à la forte chaleur de nos pays. Mais ces crèmes  ne sont pas toujours accessibles du fait de leur cherté. Et ils sont cependant exposés à des maladies à cause de  la vulnérabilité de leurs peaux.

Ces êtres humains pourtant tout aussi normaux que nous sont à la merci de toutes les formes discrimination. Ils sont non seulement considérés par la société comme des gens inférieurs mais leurs organes sont aussi vendus pour la sorcellerie. Cela, pour des besoins de sacrifices et autres pratiques mystiques.

Cependant ces derniers ont mis en place une Association Nationale des Albinos  du Sénégal  (ANAS) dirigée par Mouhamadou Bamba Diop qui affirmait sur Seneweb que : «Le génocide existe aujourd’hui en Afrique contre les albinos. En Côte d’Ivoire, un enfant albinos était tué à sa naissance. Sa dépouille était ensuite brûlée par le féticheur. En Tanzanie, il est arrivé que des couples aillent vendre leur enfant albinos au guérisseur, charlatan ou féticheur pour les sacrifices humains.  Dans ce pays, par jour, on dénombre entre 20  et 60 albinos tués pour des pratiques mystiques. Les pêcheurs, les chercheurs d’or achètent les organes des albinos pour que leurs activités soient fructueuses. Au marché, il n’est pas rare d’ailleurs de voir des organes humains, soit une main soit une jambe d’albinos étalée comme de la marchandise».

Ce sont ces genres de situation que veulent éviter cette organisation. Mr Diop et ses partisans demandent à l’Etat de les aider car sur 10 000 albinos recensés, seul 10 %  ont accès à la crème solaire. Ce qui constitue un  gap énorme.  

mercredi 28 juin 2017

Sagesse et Vieillesse vont bien ensemble

Abdoulaye Wade
credit photo: SamaView
« Laye Ndiombor » (lapin) comme l’appelait Léopold Sedar Senghor pour faire allusion à son intelligence et sa malice, l’ancien Président de la République du Sénégal, Mr Abdoulaye Wade est né le 29 mai 1926 à Kebemer dans la région de Louga.

Le jeune Abdoulaye a suivi ses études à l’école Normale William Ponty de Sébikotane où il obtient son diplôme de fin d’études en 1947. Etudes qu’il a poursuivies à l’illustre lycée VanVollenhoven de Dakar, actuelle lycée Lamine Gueye.

Les rides visibles à première vue sur son visage, Abdoulaye est le troisième Président de la République du Sénégal après Senghor et Diouf. Il entre en politique et milite à l’Union Progressiste Sénégalaise, l’UPS, du Président Senghor. À la faveur des premières ouvertures démocratiques et constitutionnelles, il crée le PDS (parti démocratique sénégalais) en 1974. C’est le début d’un long et âpre combat politique qui le mènera  à la magistrature suprême, après 26 années d’opposition. 

En 2000, l’homme du 19 mars sur qui le peuple fondait un grand espoir est venu souffler un air de changement dans un pays gouverné pendant 40 ans par les socialistes. Il dirigea ainsi le pays pendant 12 années au cours desquelles, beaucoup d’infrastructures ont été construites à Dakar et à l’intérieur du pays. Des routes, des lycées et son chef d’œuvre le monument de la renaissance africaine à Ouakam.

Titulaire d’un doctorat en droit et sciences économiques à l’université de Grenoble, père Laye a soutenu  sa thèse en 1959 sur Economie de l’Ouest africain : unité et croissance. Ensuite, il rentre au Sénégal pour plaider au barreau de Dakar et il a par la suite   enseigné  à l’université pendant quelque temps.

Habillé en grand boubou à chaque fois qu’il se rendait à la ville religieuse, Abdoulaye Wade est un fervent talibé (disciple) mouride qui n’hésitait pas à s’agenouiller devant son marabout Serigne Saliou Mbacké, chose que certains de ses opposants fustigent souvent.

Sous son magistère, Wade a eu 6 premiers ministres dont son futur bourreau Macky Sall. Le père de Karim, de Sindiély et  conjoint de Viviane Vert était très fort en communication. Il arrivait facilement à détourner l’attention de l’opinion à chaque fois qu’il y’avait une grogne sociale.

Il a maintes fois été emprisonné sous le règne  socialiste. En 1993 déjà, Abdoulaye Wade et trois membres de son parti sont arrêtés. Ils sont soupçonnés d’avoir commandité l’assassinat de Me Babacar Seye, alors vice-président du Conseil constitutionnel. Mr Seye était chargé de la proclamation des résultats de l’élection législative de février 1993. Ils sont relâchés trois jours plus tard par manque de preuves.
Avec son slogan Sopi (changement), Mr Wade a encore remporté l’élection présidentielle de 2007 bénéficiant ainsi d’un second et dernier mandat.

2012, la fin approche et Wade se tire une balle dans le pied, en voulant modifier le ticket présidentiel et l’instaurer à 25%.  Ce qui veut dire que le candidat qui parvient à obtenir ce taux à l’élection présidentielle serait automatiquement élu Président. Ajouté à cela, le poste de vice-président qui pour beaucoup était prévu pour son fils Karim. Il perd le pouvoir la même année.

De Versailles, le Pape du Sopi essaie de diriger tant bien que mal son parti en donnant des directives. Cet éloignement est la cause de l’affaiblissement du PDS qui manque actuellement de leader charismatique pour mener à bien ses activités.

Âgé de 92 ans aujourd'hui,  Wade est encore investi sur les listes pour les législatives du 30 juillet 2017, sous la bannière de la coalition gagnante   . Si d'aucuns voient en lui la seule alternative au régime de Macky, d'autres pensent qu'il n'a plus l'age pour faire de la politique et sa place est à coté de ses petits-fils.

« Laye Ndiombor » restera toujours dans les cœurs des sénégalais car, auteur de la première alternance démocratique que le Sénégal a connue. Et son credo est toujours d’actualité, « il faut travailler, toujours travailler et encore travailler ».

jeudi 15 juin 2017

Senghor mérite mieux que ça

stade de l’amitié
crédit photo: Dakaractu
Le stade Léopold Sédar Senghor, une vraie honte pour le Sénégal. Une pelouse dans un piteux état, des gradins délabrés et une structure qui  rappelle les arènes de l’empire romain, le stade de l’amitié n’est pas digne d’un pays qui se veut footballistique comme le Sénégal.


Inauguré  en 1985 cette infrastructure a connu des moments de gloire du football sénégalais et des fois africain  comme la fameuse finale de la CAN 92 remportée par la  cote d’ivoire face au  Ghana par  11 t.a.b à 10.

Mais aujourd’hui, j’ai le cœur meurtri de voir nos joueurs  recevoir leurs adversaires dans ce stade qui remplit à peine les normes de la FIFA. Les joueurs sénégalais jouent dans de grands clubs européens et dans  installations modernes, ce qui contribue pour beaucoup à leurs performances. Donc aujourd’hui, ne soyons pas surpris si notre équipe n’est pas capable de produire du beau jeu à domicile. Pour dire que les performances d’une équipe sont forcément tributaires à l’état de ses infrastructures.

Contrairement à beaucoup de pays africains, le Sénégal a la chance de voir des joueurs se bousculer à la porte de la tanière. Nous n’avons  non plus des problèmes de primes ou d’hébergement qui frappent souvent les sélections africaines. Nos autorités, notamment le ministre des sport Matar Bâ ont fait et continuent de faire  beaucoup d’efforts dans ce sens. A saluer, même s’il reste beaucoup à faire.

Depuis 1992, on n’est même plus capable de déposer une candidature pour l’organisation de la CAN, faute d’infrastructures. Et pendant ce temps, des pays comme le Gabon et la Guinée équatoriale dont on n’a rien à envier ont dépassé ce stade depuis longtemps. Ils se sont dotés d’installations modernes qui leur permettent d’abriter des compétitions internationales dans de bonnes conditions.

Les joueurs ne vous demandent  pas d’argent, la seule et unique chose dont ils ont besoin en ce moment c’est un stade digne de ce nom où ils pourront représenter dignement leur pays.



vendredi 9 juin 2017

« Pardon Messieurs mais les enfants sont toujours dans la rue »


talibés à Dakar
crédit photo: xibartamba.com
Dakar est plein de talibés. Ces derniers viennent soit  des pays de la sous-région soit des autres régions du pays. Ainsi la capitale est remplie d’enfants qui sillonnent les rues en longueur de journée pour mendier. Cette situation a fini par agacer les populations qui l’ont vivement dénoncée.

Et pour y remédier, les autorités avaient pris la décision de les retirer tout simplement de la rue. Pour ce faire, des mesures radicales ont été prises et une traque des « talibés » s’était déclenchée dans Dakar et sa banlieue pendant un temps. Plus de 1500 enfants sont retirés des rues. Les uns sont renvoyés dans leurs pays d’origines pendant que d’autres sont soit ramenés dans leurs familles soit placés dans des maisons d’accueil.

Au début des opérations, beaucoup de citoyens étaient optimises et avaient salué le courage du régime qui a osé faire face à un phénomène plus que complexe. Les enfants ont petit à petit vidé les rues de la capitale sénégalaise.

Mais c’était sans compter sur la puissance des « lobbies » qui organisent ce commerce et qui  en tirent profit. Des « maîtres coraniques » se sont constitués en bouclier pour défendre leur « gagne-pain ». L’apprentissage du coran et les vertus de la soumission sont utilisés comme prétexte pour épargner un fléau plus qu’inquiétant.
Les autorités ont décidé donc de rétro-pédaler. Cependant, la mendicité continue de faire rage à Dakar et les enfants s’en donnent  à cœur joie, ceci au grand bonheur de leurs convoyeurs.

Depuis lors, la capitale continue de recevoir de plus en plus de talibés et nos autorités, incapables de faire quelque chose, ont tout simplement décidé de laisser couler. Ce qui laisse entrevoir que la mendicité a encore de beaux jours devant elle.
                                                                                                




lundi 29 mai 2017

Monter, gagner et redescendre


AS Pikine
 crédit photo: aDakar.com
Le championnat de football  Sénégalais est  caractérisé ces dernières années par un phénomène qui mérite d’être analysé. Des équipes qui viennent de division inférieure arrivent à gagner le championnat avant de redescendre la saison suivante. 

Soit les équipes de ligue 1 n’ont pas le niveau, soit  les promus font preuve d’une détermination et d’une abnégation  incroyables.
L’AS Pikine l’a d’abord fait lors de la saison 2012/2013 au cours de laquelle Les banlieusards ont réussi une montée honorable en ligue1. La saison qui suit, (2013/2014) ils vont accomplir une saison formidable en gagnant et le championnat et le coupe du Sénégal. Performance qui vaut  à l’équipe de la banlieue une qualification en tour préliminaire de la ligue des champions mais ils seront très vite éliminés.
Pikine est rentrée de cette campagne africaine fatiguée, extenuée et avec des caisses complétements vides. Au bercail, l’équipe du président Modou Fall a flirté pendant longtemps avec la zone rouge et a fini par descendre en deuxième division.
2014/2015, un autre promu, l’As Douane est sacré après une saison complète. Les gabelous ont réussi  à tenir tête à tous les gros calibres du championnat local. Mais comme Pikine en 2013, ils n’ont pas  accédé aux phases de groupe de la ligue des champions. Cette compétition va complétement les vider de toutes leurs ressources. Mais ils vont quand meme réussir à se maintenir dans l'élite .

Les insulaires de Gorée vont quant à eux effectuer un doublé 2014/2015 en ligue 2 et la saison suivante en première division. Les ex poulains de Aly Male ont vécu des moments très forts durant cette période.

Mais pour l’exercice 2016/2017, depuis son retour de la campagne africaine, l’U.S Gorée a du mal à s’éloigner de la zone de relégation. Et à quelques journées de la fin, il leur faut un véritable miracle pour  se maintenir.

Actuellement, la Génération, Foot est en pole position pour perpétuer la tradition. Premiers et avec longueur d’avance très importante sur leur dauphin Guédiawaye, les académiciens sont à un pas d’un  sacre historique. Reste à voir si Gorée et GF vont constituer les exceptions d’un phénomène qui est en passe de devenir la règle dans le football sénégalais.


lundi 8 mai 2017

Signature de contrat au LYCEE DE PIKINE

Quand l’image des religieux orne l’intérieur des cars

crédit photo:au-Sénégal.com
Il est très rare d’emprunter un  bus de transport en commun sans voir des photos de guides religieux accrochées à l’intérieur. Ces ornements sont l’œuvre soient des apprenti-chauffeurs soient des chauffeurs eux-mêmes. Si pour certains, ces représentations jouent un rôle protecteur, d’autres pensent que c’est tout simplement pour embellir leurs véhicules.

A l’intérieur d’un car rapide, des photos de Cheikh Ahmadou Bamba (fondateur du mouridisme)  remplissent  le pare-brise pouvant même gêner la vue.  Cheikh Diouf roule tranquillement sur la route de Yeumbeul sous les protestations des clients qui sont sûrement pressés. Mais le Baye Fall reste imperturbable. « Ce n’est pas moi qui ai mises ces photos ici, c’est plutôt le propriétaire. Mais tu sais, nous sommes des musulmans et talibés (disciples) de Serigne Touba, donc son image à nos côtés nous rassure beaucoup. C’est une sorte de porte-bonheur pour nous », affirme l’homme aux rastas qui continue de faire la sourde oreille sous la colère de ses clients.

A quelques encablures, au croisement, un car-rapide s’immobilise comme à l’accoutumé pour attendre des clients. Cette fois-ci, les images des religieux ne sont pas très présentes. Son chauffeur, la trentaine affirme, « non ce n’est pas mon véhicule, on me l’a juste cédé pour quelques jours. Mais ces images servent tout simplement à embellir l’intérieur du car ».Cure-dents à la bouche, avec un petit sourire, celui qui préfère taire son nom poursuit, « chaque chauffeur choisit les photos de son guide religieux. Il y’a cependant  certains qui mélangent toutes les photos des différentes confréries du pays.  Cela permet aussi de renvoyer une image positive à ses clients ».         
   
Ce phénomène ne laisse cependant pas indifférents certains .Il peut influencer sur le choix du bus à emprunter. Moustapha Diaw un jeune lutteur assis discute devant sa maison avec ses amis,       « sincèrement j’ai une préférence pour les cars dans lesquels sont accrochées des images des dignitaires mourides. C’est personnel et c’est mon choix même si je n’ai rien contre les autres. Je suis un disciple de Serigne Touba et tout ce que j’ai dans ma vie, je le lui doit donc ça se comprend ». 
   
Toutes les figures religieuses sont présentes. Donc l’ornement dépend de ses goûts et de son appartenance religieuse. L’ambiance est à son comble à cette mi-journée à la station d’essence de Yeumbeul. Pendant que les populations  vaquent à leurs occupations, la fumée des véhicules pollue tranquillement  l’atmosphère. Le vieux Birame Kà, dont le car est pour le moment vide, attend désespérément  son apprenti-chauffeur, parti chercher de potentiels clients, « c’est pour avoir la paix et être en sécurité » balance-t-il,  «Nous sommes dans un pays de paix raison pour laquelle  tout le monde et surtout nous les chauffeurs devons la cultiver. Que ce soient des photos des guides de confréries mouride, Tidiane ou chrétien, le but recherché reste le même. Ces représentations, pour certains ont un caractère mystique car elles jouent un rôle de protecteur», conclut le vieux avec la mine triste, surement fatigué par d’incessants allers retours.
 
Au croisement « Serigne Assane » de Guédiawaye, de jeunes chauffeurs se sont réunis sous une tente pour se protéger de la forte chaleur. Deux d‘entre eux s’adonnent à un exercice de lutte pendant que les autres font office de spectateurs. Maïssa Coura, un apprenti-chauffeur  debout à côté du groupe : «  nous tenons beaucoup à nos guides religieux, c’est pourquoi  nous  accrochons  leurs photos à l’intérieur de nos cars. Mais, cela a aussi un aspect ornemental. Si vous voyez bien y’a des chauffeurs qui préfèrent les lutteurs et les musiciens. J’ai un ami qu’on appelle Boy Niang (lutteur sénégalais) parcequ ’il a entièrement orné l’intérieur de son car des photos de ce lutteur ».

En  pause aujourd’hui, Maïssa Coura aborde un autre aspect de ce phénomène : « ça ne dérange aucunement  les clients, ils ont les mêmes sensations que nous et nous appartenons aux mêmes confréries. Les musulmans et les   chrétiens ont toujours cohabité dans la cordialité au Sénégal, donc le problème ne se pose pas ».

                Cependant, ce fait n’est pas toujours effectif dans tous les bus de transport en commun. Dans les bus « Dakar Dem Dikk » par exemple, aucune image n’est accrochée à l’intérieur pour l’ensemble des véhicules  garés ou en partance au terminus de Notaire à Guédiawaye en cette matinée. Même si les chauffeurs refusent catégoriquement de  s’exprimer sur le sujet, il s’agit pour certains clients de leur statut de transport public. De surcroit, ils doivent faire preuve de neutralité.

                Au volant de son bus tata de la ligne 30, Dieuwrine comme l’appelle ses collègues, roulant vers Gadaye partage à peu près la même idée que les autres chauffeurs.  Des photos de Baye Niasse (dignitaire de la confrérie Tidiane), derrière son siège et celles de Serigne Saliou (fils de Serigne Touba) sur le pare-brise. Il estime que ce sont les tapissiers qui  installent souvent ces photos. Ils  le font parce qu’ils croient en  leurs guides religieux tout simplement.  Dieuwrine  pense aussi que leur présence peut leur protéger contre le mauvais sort et surtout les accidents.

                Les avis divergent sur le sujet. Les uns pensent que ces représentations peuvent jouer un rôle protecteur aussi bien pour les chauffeurs que pour les clients qu’ils transportent. Mais d’autres estiment que c’est tout simplement pour embellir l’intérieur de leurs cars. D’un côté comme de l’autre, c’est un phénomène qui est de plus en plus fréquent dans les cars de transport en commun surtout les car-rapides et « Ndiaga Ndiaye ».



137 ème appel de Mame Limamou Laye

137 éme appel des "Layenes" les 27 et 28 avril entre Camberéne,Ngor et Yoff. Les fidèles sont venus de tous les coins du pays pour le célébrer et se recueillir.


jeudi 27 avril 2017

Publiez ce que vous payez

Abdoulaye Seck et Thialy Faye au CESTI
Abdoulaye Seck,membre du collectif « publiez ce que vous payez » était l'invité du CESTI ce mercredi 19 avril . Des problèmes liés à l'exploitation des ressources gazières au Sénégal et les effets que peut engendrer leur exploitation sont traités.
Ce collectif qui a pour objectif de lutter contre les méfaits de cette exploitation se repose sur la sensibilisation et des autorités et des investisseurs  pour permettre aux populations de bénéficier pleinement de ces ressources.
Selon Mr Seck, la société civile doit être renseignée sur la qualité et la quantité de ressources exploitées pour ensuite connaître les conséquences sur la vie et le bien-être des populations. Pour ce faire, les processus  d'attribution des marchés et d'exploitation des différentes découvertes doivent être publiés.
« Publiez ce que vous payez » fait campagne pour obliger les industries à publier ce qu'elles paient aux gouvernements, lutte pour la transparence et la reddition des comptes sur les codes miniers et enfin sensibilise pour que les populations prennent en compte tous ces facteurs.
Avec toutes ces informations, les populations pourront contrôler les actions des gouvernants sur les questions relatives au pétrole et au gaz.

Thialy Faye, membre du forum civil a axé son exposé sur « la promotion de la justice fiscale dans le secteur des industries extractives ».   

Il a montré comment au Sénégal et en Afrique de manière générale  une grande partie de la population  réussi à échapper au fisc.
Les causes de l'injustice fiscale sont : l'évasion fiscale, l'évitement fiscale, le secteur informel, l’amnistie fiscale …
Phénomène qui se manifeste par la cherté  de tous les produits de base dans la majeure partie du pays. La région de Kédougou est prise comme illustration, « Kédougou est la plus chère région  du pays ».Et pourtant, les populations continue de vivre dans la pauvreté.

L'Afrique est selon Mr Faye un continent qui est toujours taxé de « pauvre »,mais tel n'est pas le cas car pour lui c'est «  le continent qui renferme le plus de ressources ». Et pourtant, elle a toujours besoin d'aide , ce qui est un « paradoxe ».




lundi 10 avril 2017

Ziko Hatafaya, un rappeur au talent pur

   
Ziko hatafaya
Avec des textes inspirés sur les écrits de Victor Hugo et renforcés par un lyrisme qui capte l’attention des « connaisseurs ». Mamadou Dieng de son vrai nom est un pur produit de la banlieue. Ayant la culture dans le sang, il a intégré le mouvement Hip hop en 2007, cela grâce à des références comme Gunn man Xuman.
Récemment, il a mis sur le marché un max de 13 titres appelé « De bouche à oreille ». Ziko avec son groupe a sorti un mixtape intitulé       « NEW BLOOB » en 2013. 

     
Grace à sa montée fulgurante, Hatafaya a créé  sa structure un an plutard nommée Jolof Jolof Tigui établie entre Keur Massar et Keur Mbaye Fall. Mamadou est différencié des autres par son talent et sa culture générale tirés se son cursus scolaire. Vrai Jolof Jolof, il n’a pas oublié ses origines, par ailleurs, il fait de la musique pour lutter contre la franc-maçonnerie et l’homosexualité. Son amour et son attachement à Cheikh Ibrahima Niasse en sont les véritables illustrations. 

      Ziko enchaine les tournées dans les 14 régions du pays, il a une autre vision du Rap sénégalais et pense que les rappeurs doivent dépasser les clashs et autres enfantillages. Sa musique est caractérisée par des textes très riches et un son agréable à écouter, Ziko veut tout faire pour se frayer une place dans un domaine déjà très saturé. Sur ce, il compte sur son talent et son abnégation ajouté à cela, son amour pour le travail bien fait.

jeudi 23 mars 2017

la législation petrolière du Sénégal

Idrissa Bodian
Invité au CESTI ce mercredi 22 mars 2017, Idrissa Bodian, ingénieur géologue a élucidé beaucoup de questions relatives à la découverte de ressources pétrolières et gazières sur les côtes sénégalaises. Selon lui, la législation du Sénégal sur le pétrole remonte au lendemain des indépendances. En 1960 déjà, les entreprises pouvaient bénéficier de permis d’exploitation de 5 ans renouvelables 3 fois.
Mais pour un pays qui ne présente pas des caractéristiques favorables à l’exploitation du pétrole, il est difficile d‘attirer les investisseurs et pour pallier ce manque, l’Etat a décidé, en 1998, de mettre en place une nouvelle loi pour faire venir les sociétés, « il faut embellir sa fille pour pouvoir la donner en mariage », donne comme exemple l’ingénieur. Cette nouvelle disposition comportait la suppression des droits de douanes et l’allègement des taxes sur les exportations des produits de ces sociétés.
Jusqu’à présent, cette loi de 1998 est d’actualité au Sénégal, et ce, malgré la découverte récente du pétrole et du gaz dans nos eaux. Ce serait cependant plus judicieux de revoir ce code avec les nouvelles conditions d’exploitation et de profit qui prévalent dans notre pays.
Et à M. Bodian de préciser « la législation pétrolière sénégalaise  ne prévoit pas les bonus ». pour dire que les entreprises chargées de  l’exploitation des hydrocarbures ne sont pas obligées de verser des bonus à l’Etat.

Abdou Gueye, environnementaliste, a tenu quant à lui à renseigner sur les risques qui peuvent peser sur la mer et les espèces qu’elle englobe.  Il s’agit des marées noires, des mers polluées  qui peuvent entrainer la perte de beaucoup de produits halieutiques. Il a tenu à mettre en gare les autorités sur les mesures à prendre pour ne pas patauger dans ces drames. A lui de poursuivre, « les entreprises ne s’occupent que de leurs brutes ». donc c’est à l’Etat de veiller au bien-être de son environnement t de ses citoyens. 

"Ceux qui luttent sont ceux qui vivent"

« Assumer haut et fort nos responsabilités », c’est le souhait qui sort de la rencontre le mercredi 15 mars 2017 au CESTI. Rencontre qui portait sur la vie et l’œuvre de Lamine Senghor .Le front réuni autour d’Omar Dioume Thierno Diop, Jo Diop et Birahim Moussa Gueye prône la LIBERTE concernant la définition de nos politiques de développement.

Des concepts comme le POPULISME, la LUTTE, la REVOLTE, sont les plus marquants dans les discours des conférenciers. Pour se libérer totalement des capitalistes, on doit d’abord se débarrasser du Franc CFA qui constitue un frein à notre développement.

« Il n’y a pas de bonheur, sans révoltes et sans luttes »  une nouvelle société basée sur le PANAFRICANISME doit être l’objectif de tout africain. Cela dans l’optique de se départir du  néocolonialisme qui appauvri notre continent et nous plonge de plus en plus dans la dépendance.

« Ceux qui vivent, sont ceux qui luttent », l‘éthique et l‘esthétique de demain font partie des valeurs qui doivent guider tous nos actes. Le temps de la libération, de l’émancipation  et de la désaliénation s’annonce.


Un message très fort a été prononcé et ce collectif compte sur la détermination, la volonté et le courage de cette jeune génération  pour relever le défi. Mais ce ne sera pas facile car ça passera  forcement par la REVOLTE.

samedi 11 mars 2017

Le conflit casamançais repensé par Jean Claude Marut

   
Jean Claude Marut
 « Le MFDC  a perdu la guerre mais l’Etat du Sénégal ne l’a pas encore gagné »,
le chercheur  Jean Claude Marut affirme, en conférence ce 10mars 17 au CESTI. Le conflit casamançais qui date depuis longtemps a fait suffisamment de dégâts aussi bien du côté de l’armée sénégalaise que des indépendantistes. Selon le chercheur, la participation des medias dans ce conflit est tout simplement réduite  à une information évènementielle. « On en parle que quand il y a une chose d’extraordinaire »

     Cette guerre a pris une autre tournure en 2012 avec l’accession de Macky Sall à la présidence. Sur ce, les américains et les français qui n’étaient pas en phase avec Wade concourent pour la stabilité de la région. Ce qui  est à l’origine de la cessation des hostilités. Depuis, il y a une accalmie due à un affaiblissement des insurgés qui non, seulement manquent de moyens mais aussi d’effectifs.

     Jean Claude fait savoir que même si le mouvement des forces démocratiques pour la Casamance (MFDC) n’a plus une très grande  capacité de nuisance, l’Etat n’a toujours pas réussi à trouver un terrain d’entente entre les deux parties. 

     Il souligne par ailleurs l’efficacité de la gestion du conflit par l’Etat du Sénégal. « Les autorités ne veulent pas parler de guerre, mais plutôt de mission de maintien de l’ordre ». De surcroit, même si l’Etat accepte de négocier, il reste toujours intransigeant face à la question de l’intégrité territoriale. Ce conflit qui dure depuis 34 ans est  l’un des plus anciens en Afrique et pourtant le plus petit en termes de dommages.

     Certains Etats voisins comme le Gambie, la Mauritanie et la Guinée Bissau   ont asymétriquement participé à ce conflit pour certainement « affaiblir » leur voisin sénégalais  et indirectement la puissance de la France dans la région. La vente de cannabis et la coupe illégale de bois ont beaucoup aidé la rébellion dans son financement.

     Des solutions définitives tardent toujours à être trouvées selon Mr Marut, car cette zone est l’une des plus riches du pays.  La Casamance participe grandement à l’économie du pays et à la fourniture de mains d’œuvre. Elle approvisionne les autres régions en fruits et détient d’importantes ressources de Zircon et autre richesses.

     Malgré tout, le Sénégal qui tient à sa souveraineté garde toujours les clés de la résolution d’un conflit qui n’a que trop durer. Les rebelles sont partant bénéficiaires d’aide de beaucoup de mouvements basés un peu partout dans le monde. Très optimiste, Jean Claude, pense qu’au moment où nous sommes, les deux parties ne vont plus s’affronter directement et l’usage des armes est de plus en plus écarté pour une solution durable.


lundi 6 mars 2017

Honneur à Joseph KOTO

Joseph KOTO entraîneur du Sénégal
crédit photo: FSF
De vifs remerciements, c’est ce que mérite  Marie Joseph François KOTO, entraîneur de l’équipe du Sénégal de football des moins de 20ans.  Quoiqu’on puisse dire, il réussit toujours à mettre en place une équipe compétitive qui donne des satisfactions au peuple sénégalais.
Et malgré toutes ses performances, Joseph et son staff sont toujours obligés de crier sur tous les toits pour être payés. En 2015 déjà il déclarait : «  je suis resté plus de 2 ans sans salaire », chose qui est impardonnable pour une nation qui se veut footballistique et qui prétend jouer les premiers rôles et en Afrique et pourquoi pas dans le monde.

Pourtant, chaque année, son équipe est dépouillée et ses meilleurs éléments sont soit âgés soit retenus par leurs clubs respectifs. Dernièrement, il comptait sur des talents comme Ibou SY, Sidy SARR, Rémy NASSALAN, Moussa Wagué entre autre….et pour l’échéance de 2017, Joseph s’appuie sur une jeune équipe composée de joueurs d’avenir comme Ibrahima Niane, Ibrahima Ndiaye, Cavin Diagne, Krépin Diatta…..
C'est avec cette même jeune équipe que Joseph a réussi à gagner le tournoi de l'UEMOA l’année dernière.  
Actuellement  Koto est avec son équipe en Zambie pour la CAN U20. Après sa 1ere place de la poule B, ils devront jouer leur  demi-finale face à la Guinée Conakry ce jeudi. Les Koto boys ont battu le Cameroun par 2 à 0 et qui est sont du coup qualifiés au prochain mondial de la catégorie. Les lionceaux après un nul valeureux face au Soudan ont su se reprendre en battant l’Afrique du Sud par 4 buts à 3. Et ce, après être menés par 2  à 0 en 1ere période. Cela témoigne de l’état d’esprit inculqué par Joseph Koto à ses poulains.

Depuis 4 ans, Koto chemine tout doucement avec ses « boys ». En 2015, le Sénégal organise la CAN U20 et termine 2éme derrière le Nigeria. Place qui lui a valu une qualification en phase finale de la coupe du monde en Nouvelle-Zélande. Joseph, le saint guide les siens jusqu’en demi-finale du mondial, performance qu’aucune équipe  sénégalaise n’avait  réussi à faire jusqu’ici. 

Après un bref passage chez  les U23 en 2011, Koto  occupe le poste de sélectionneur de l’équipe A avant d’être limogé pour insuffisance de résultats en 2013. Cependant, Joseph KOTO ne désespère pas et continue de faire des merveilles avec ses « gosses » qui sont prêts à tout donner  pour lui. Raison de plus de lui accorder le respect et la considération qu’il mérite.

MERCI JOSEPH…

vendredi 3 mars 2017

Macky SALL, un fin stratège

Macky SALL,President du Sénégal
credit photo :Dakaractu
« Je réduirai l’opposition à sa plus simple expression », chose promise, chose presque due. Cette promesse du Président Macky SALL est en phase d’être réalisée. Voyant la situation actuelle de l’opposition, je serais tenté de dire que Macky avait peaufiné sa stratégie avant même son accession à la magistrature suprême. 

Après sa victoire en 2012, Macky prône le « gagner ensemble gouverner ensemble », beaucoup d’opposants ont adhéré au projet sans même savoir que c’est le début de leur mort politique. Qui aurait pu croire que des partis comme le PS (Parti Socialiste) et l’AFP (Alliance des forces de progrès) vont « s’agenouiller » devant un nouveau parti qu’est l’APR (Alliance pour la République) ?

Très intelligent, Macky continue de piocher des militants dans toutes les formations politiques tout en affaiblissant ainsi ces dernières ou des fois les réduire au néant. En enrôlant Ousmane Tanor DIENG et le bureau politique du PS, « goorou mareem » a réussi petit à petit à disloquer le parti de Senghor. Les querelles internes fusent de partout. Les socialistes ne parlent plus le même langage. Très malin, Macky a intégré certains militants dans son gouvernement les obligeant ainsi à partager son bilan et mettre une croix sur une éventuelle candidature en 2019.
Situation qui agace les jeunes du parti qui comptent défendre et pérenniser les valeurs socialistes que Senghor et Diouf les ont laissées. Ces querelles ont mené à des affrontements et des plaintes entre confrères. Des militants sont arrêtés et emprisonnés pour le grand plaisir du régime.  Macky gagne des points !!!!!!!

De l’autre côté, Moustapha NIASSE « vend » son parti l’AFP pour la présidence l’assemblée nationale. Mais contrairement au PS, les jeunes de l’AFP ont préféré, pour échapper au prédateur Macky quitter le navire et créer une nouvelle formation politique autour de Malick GAKOU, le GP (Grand Parti). Niasse quant à lui s’est très tôt « prosterné » devant Macky et a renoncé à toute possibilité de concourir à la magistrature suprême.

Goorou Mareem ne s’arrête pas en si bon chemin et ose même défier la maison-mère le PDS (Parti Démocratique Sénégalais). Prési a profité du dialogue national pour se rapprocher de ses anciens frères et surtout, surtout éliminer temporairement un adversaire de taille Karim WADE, qui est gracié et exilé au Qatar.  Cependant, de jeunes libéraux se ruent vers les prairies de la présidence et avec l’absence de leaders charismatiques il devient de plus en plus difficile pour mes libéraux de continuer d’exister politiquement.

Malgré la difficulté de débaucher les plus gros morceaux de l’opposition (Abdoulaye BALDE, Idrissa SECK, Khalifa SALL, Malick GAKOU etc..), Macky, le stratège continue de travailler dans l’ombre et de faire la cueillette pour massifier sa coalition et bien préparer les joutes électorales de 2017 et 2019.

Maintenant la question qu’il conviendra de poser est de savoir est ce que cette absence d’opposition digne de ce nom est bonne dans un système qui se veut démocratique ?? 

lundi 20 février 2017

Audio: Reportage sur les problèmes de transport des universitaires

Les étudiants et autres pensionnaires de l'UCAD rencontrent d'énormes difficultés pour terminer et rentrer aussitôt à la maison.Ceci à cause du manque de véhicules noté à l'université.

REEPORTAGE    

jeudi 16 février 2017

Samir AMIN, au CESTI

Samir AMINE
credit photo: Mame Moussé Faye
Ce 15 février 2017, le CESTI a reçu l’économiste égyptien SamirAMIN, professeur d’économie à l’université de Dakar d’alors. Il fait partie des premiers à remettre en cause le terme  le sous-développement. Son thème est axé sur  les défis de l’Afrique contemporain et les solutions à envisager.

Selon  Mr AMIN, le problème de l’Afrique c’est son intégration dans le système mondial, et il faut cependant voir la nature et la forme de cette intégration.
Les pays comme la Thaïlande, la Chine, le Brésil, l’Afrique du  Sud, le Chili…….  ne s’occupent que de l’exportation ce sont des puissances subalternisées. Par contre le continent africain est  intégrée comme périphérie de la périphérie c’est-à-dire  colonie esclavagiste. La politique du blanc était de faire produire les paysans africains, des produits exportables comme la canne à sucre l’arachide…et ce, dans le but d’alimenter leurs pays.

La colonisation a complètement dépouillé l’Afrique et quand les africains parlent de réparation, ils sont accusés de mendiants professionnels. Mais les africains n’ont pas besoin d’argent mais tout simplement de la reconnaissance de l’atrocité dont notre continent a fait objet.
 Pour la révolution agricole, le panafricanisme devrait s’appuyer sur l’immensité de ses terres,  l’importance de sa démographie, et de sa jeunesse. Ajouté à cela la richesse de ses terres et le soleil qui brillent pendant toute l’année.

La banque mondiale qui fait la promotion de la politique d’appauvrissement du monde c’est-à-dire le capitalisme permet de donner des conseils pour lutter contre le sous-développement.   

Pour sortir de cette précarité, l’Afrique doit s’inspirer du modèle politique de la  Chine et du Vietnam qui sont les seuls jusqu’à présent à réussir cette  révolution agricole. Ce qui leur permet ainsi d’avoir une autre forme d’intégration dans le système économique mondial.

mardi 14 février 2017

video: Le GFC s'impose devant la Linguère

Le Guédiawaye FC a batttu la Linguère de St Louis en coupe de la ligue ce samedi sur la marque de 2 buts à 1.



Lors de la rencontre, le jeune Thierno THIOUB est élu L'homme du match

journée mondiale de la radio: BBC a choisi CESTI

Tarik KAFALA et Ibrahima SARR directeur du CESTI
Ce lundi 13 février 2017 est célébrée la journée mondiale de la radio. Pour l’occasion, le CESTI a reçu des représentants  de la BBC en Afrique. Ceci, dans le but de discuter  sur les différents  enjeux de ce média  dans le continent et leurs perspectives.
Cette journée qui est placée sur le thème : « l’Afrique dans les medias internationaux » a permis à Tarik KAFALA, chargé des services langue de la BBC d’étaler la difficulté de faire du journalisme en Afrique. Notamment l’absence de la liberté de presse qui est toujours une réalité dans beaucoup de pays du continent noir.
Il y a aussi les changements technologiques et le manque de confiance du public vis-à-vis des médias qui est un barrage à la diffusion de l’information. Etant donné que la BBC émet en 28 langues actuellement, la direction envisage d’y ajouter 6 autres langues. Et ce, dans les pays comme Érythrée, l’Ethiopie et le Nigeria….

Mais selon toujours Mr KAFALA, son entreprise compte apporter son aide dans la formation des jeunes africains pour qu’ils puissent « raconter » leurs propres histoires.
Quant à Mamadou Moussa BA qui est de la 22éme promotion du CESTI, les jeunes africains qui sont animés par la passion du journalisme doivent continuer à bien travailler et à « avoir l’espoir que demain sera meilleur ». Car c’est mal vue de voir un blanc venir nous raconter ce qui se passe chez nous.

La BBC qui émet depuis 50 ans en Afrique est financée par un système de cotisation annuelle de la population britannique. N’empêche qu’elle continue toujours d’être accusée de donner une mauvaise image de notre continent. Et avec leurs nouveaux services, ils comptent conquérir un plus grand nombre d’auditeurs avec de nouvelles  productions sur le ondes bientôt.  

jeudi 9 février 2017

Adama GAYE : De retour chez lui

Adama GAYE est un journaliste qui a fréquenté le Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI) entre 1977 et 1980. Faisant partie de la 8éme promotion, il a réussi à exceller dans d’autres domaines et a obtenu un Master en gaz et pétrole à Genève(Suisse)
De passage au CESTI, ce lundi 5 décembre 2016, Mr Gaye a souligné les importants progrès effectués par son ancienne école et ceci dans le domaine des enseignements et des équipements.

Adama Gaye, journaliste
credit photo: Dakaractu
Mr Gaye, s’agissant de l’actualité sénégalaise avec la découverte des ressources pétrolières et gazeuses sur notre territoire, a estimé que le Président Macky SALL a commis la « bourde du siècle » en signant ces contrats avec la filière de « son frère » Aliou SALL. Et que si les ressources de ce pétrole et du gaz ne sont pas bien gérées, elles peuvent mener le pays vers la ruine et le chaos. Faisant ainsi allusion avec la proximité de la Mauritanie
Le journaliste pense qu’il faut de la transparence concernant ces ressources .Et ceci pour ne pas tomber dans la « malédiction des ressources » qui a frappé beaucoup de pays pétroliers comme le Nigeria, l’Angola, le Venezuela, le Congo Brazzaville…


Adama GAYE a par ailleurs évoqué la chute de Yaya JAMMEH en Gambie
. Selon le cestien depuisla chute du communisme dans les années 90, le vent de la démocratisation a soufflé dans la plupart des pays .De ce fait, certains dirigeants en ont profité pour opprimer leur peuple après avoir été élu certes démocratiquement. Cette oppression a tellement fait souffrir ces peuples qu’ils en ont « ras-le-bol ». Ils sont cependant à la recherche d’un « nouveau » model de dirigent, des démocrates pour faire vivre la démocratie.

Cette exaspération des peuples et ce besoin  de changement est la cause des nombreuses mutations notées en Europe, en Amérique et un peu partout dans le monde avec la montée de l’extrême droite: Front National(France), Podemos (Espagne) Pepegrio (Italie).....
Pour conclure, Mr Gaye a qualifié la situation actuelle du pays de désastreuse avec le manque d’emploi pour les jeunes, la paupérisation des villages, l’insécurité, les marchés  grés à grés…. Il rétorque qu’il n y a plus d’opposition et que l’intelligentsia est toujours dormante. 

Par conséquent pour sortir de cette situation, il faut établir un pacte social et que cette gouvernance sobre et vertueuse ne doit pas rester seulement des paroles mais doit plutôt être accompagnée par des actes concrets.

jeudi 26 janvier 2017

Photo interactive: Onze du Sénégal face au Zimbabwe

#CESTMOB, un cadre d'échange et de partage

Mercredi 25 janvier 2017, les étudiants du CESTI ont procédé à la présentation du concept  #CESTMOB. Ce projet est un cadre de retrouvaille de cestiens et les cestiens pourront s’y retrouver. Selon Fatou NIANG initiatrice du projet, « c’est nous tous qui devons faire avancer ce projet et c’est très facile car il suffit juste d’utiliser le hache tag #CESTMOB, pour mettre en valeur le concept »
Il a comme objectifs permettre aux étudiants et autres adeptes de la communication digitale de se ressembler et de partager les informations utiles. C’est aussi pour donner une nouvelle image de notre école, ceci en utilisant des termes sérieux et des informations viables.
Mr Ndiaye, professeur de multimédia affirme que CESTI salue cette initiative des étudiants et est prêt à aider en cas de besoin.
Ainsi des anciens, en passant par les etudiants actuels et même pour les générations futures #CESTMOB continuera de mobiliser les amoureux de la communication digitale.



lundi 23 janvier 2017

Aux sénégalais,on ne gagne pas un match sans l'avoir joué

Onze du Sénégal face au Zimbabwe
crédit photo: SUNU FOOT
Première équipe d’Afrique, le Sénégal a assuré son statut de favori en se qualifiant pour les quarts de finale de la CAN Gabon 2017. Ceci grâce à ses victoires sur la Tunisie et le Zimbabwe sur le même score (2-0). Les lions du Sénégal  vont croiser sur leur route le Cameroun, deuxième du groupe A derrière le Burkina.

Cependant du côté des supporters et certains confrères de la presse, on parle déjà de finale pour le Sénégal, ceci tout en oubliant qu’un match de football ne se gagne ni avec des paroles ni avec de simples statistiques mais plutôt sur le terrain, et ce pendant 90 minutes ou plus.

Se baser sur notre première place de la poule B pour donner le Sénégal déjà vainqueur serait une grosse erreur et cela augmenterait de plus en plus l’ampleur de la déception s’il y a lieu. Tout compte fait, en se basant sur les prestations des 2 équipes, on peut dire que Sénégal part favori de ce match mais favori ne signifie pas forcement vainqueur.

Les camerounais, lâchés par beaucoup de leurs cadres (Matip, Eric Choupo- Moting…..) se basent sur un collectif composé de jeunes joueurs déterminés à se monter et à combler l’absence de leurs ainés. Ceci étant, ce ne sera pas une partie aisée pour le Sénégal.
D’ailleurs le statut de favori n’a jamais été favorable à notre équipe, car à chaque fois nos lions dorment sur leurs lauriers et finissent par décevoir tout un peuple, condamné à l’optimisme et à la longue l’attente d’un titre continental.


Donc aussi bien pour les joueurs que pour les supporters, il faut avoir les pieds sur terre et jouer tous nos prochains matches à fond comme on l’a toujours fait depuis la venue d’Aliou CISSE sur le banc de l’équipe. Sans quoi, la déception comme toujours sera aussi grande que les attentes.