jeudi 16 février 2017

Samir AMIN, au CESTI

Samir AMINE
credit photo: Mame Moussé Faye
Ce 15 février 2017, le CESTI a reçu l’économiste égyptien SamirAMIN, professeur d’économie à l’université de Dakar d’alors. Il fait partie des premiers à remettre en cause le terme  le sous-développement. Son thème est axé sur  les défis de l’Afrique contemporain et les solutions à envisager.

Selon  Mr AMIN, le problème de l’Afrique c’est son intégration dans le système mondial, et il faut cependant voir la nature et la forme de cette intégration.
Les pays comme la Thaïlande, la Chine, le Brésil, l’Afrique du  Sud, le Chili…….  ne s’occupent que de l’exportation ce sont des puissances subalternisées. Par contre le continent africain est  intégrée comme périphérie de la périphérie c’est-à-dire  colonie esclavagiste. La politique du blanc était de faire produire les paysans africains, des produits exportables comme la canne à sucre l’arachide…et ce, dans le but d’alimenter leurs pays.

La colonisation a complètement dépouillé l’Afrique et quand les africains parlent de réparation, ils sont accusés de mendiants professionnels. Mais les africains n’ont pas besoin d’argent mais tout simplement de la reconnaissance de l’atrocité dont notre continent a fait objet.
 Pour la révolution agricole, le panafricanisme devrait s’appuyer sur l’immensité de ses terres,  l’importance de sa démographie, et de sa jeunesse. Ajouté à cela la richesse de ses terres et le soleil qui brillent pendant toute l’année.

La banque mondiale qui fait la promotion de la politique d’appauvrissement du monde c’est-à-dire le capitalisme permet de donner des conseils pour lutter contre le sous-développement.   

Pour sortir de cette précarité, l’Afrique doit s’inspirer du modèle politique de la  Chine et du Vietnam qui sont les seuls jusqu’à présent à réussir cette  révolution agricole. Ce qui leur permet ainsi d’avoir une autre forme d’intégration dans le système économique mondial.

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