mardi 6 décembre 2016

Le haut Commissariat des Nations Unies au CESTI

Ce jeudi 16 juin 2016 les etudiants du CESTI ont reçu une délégation du Haut-Commissariat des  nations unies pour les réfugiés. Les échanges tournaient autour de la définition des concepts de réfugiés, d’apatrides et de demandeurs d’asile et de la célébration de la journée internationale des refugiés qui est célébrée ce 20 juin.
 Tout d’abord les orateurs ont commencé par la définition des mots clés :                                     Réfugié « C’est quelqu’un qui quitte son pays parce qu’il est persécuté à cause de sa race (couleur de peau, ethnies), de sa religion, de ses opinions politiques, de son groupe social (femmes) et la nationalité. Cette définition figure  dans la convention de 1951.                                                                                
Il y a aussi une autre définition extensive qui est plus africaine : « le refugié c’est lui qui a quitté son pays d’origine en fuyant les conflits ». Il n’est cependant plus protégé par les lois de son pays d’origine tant qu’il n’est pas rentré.
Un demandeur d’asile « est celui qui a quitté son pays et qui a introduit une demande de refugié et en attendant  la régulation de sa situation, il est un demandeur d’asile »
Le déplacé interne « est celui qui quitte une localité dans un même pays pour se rendre à une autre pour cause de conflit ». Il existe environ 40millions de déplacés internes dans le monde.
Un apatride est quant à lui une personne dont aucun état ne reconnait la nationalité 
Un rapatrié est ex refugié rapatrié dans son pays d’origine et recouvre tous ses droits.
Le migrant « toute personne qui quitte son pays pour un autre pays pour des convenances personnelles ».
Migration mixte «  déplacement d’un certain nombre de personnes pour des raisons diverses. Ils prennent les mêmes routes les mêmes moyens »
Mamadou Tandia responsable régional assistant en charge de l’administration affirme que « le HCR est financé par les contributions des états et de certaine bonne volonté ».Sous couvert de l’anonymat un refugié dit « nous vivons des situations précaires .Tout le monde peut être refugié et nous demandons à l’état du Sénégal au nom des conventions signée de nos aider à améliorer nos conditions de vie ».
Introduction au droit international des réfugiés
Pierre ATCHOM administrateur principal régional en charge des urgences
C’est à l’Etat de dire tel ou tel est réfugié. Au Sénégal, il y a une commission nationale pour la reconnaissance des refugié a Sénégal qui se charge de cette question. Si le pays d’accueil ne peut pas s’occuper des refugiés c’est le HCR qui s’en occupe. Le refugié a des droits et des devoirs. Il s’agit du droit  du non refoulement, du droit à un statut, le droit à l’état civil, le droit d’adhérer et de pratiquer la religion de son choix et le droit au travail.
La HCR a trois principales fonctions que sont: D’abord de garantir la protection internationale du réfugié, veiller au respect de la convention, faire un plaidoyer s’il y a violation des conventions par un pays signataire, ensuite fourniture et coordination d’assistance matérielle (éducation, équipement, vivre…) et à la fin la recherche de solutions et la meilleure d’entre elles est le rapatriement.

Le 20 juin de chaque année est célébrée la journée internationale des refugiés et les chiffres publiés cette année font état de plus de 35 millions de réfugiés et de déplacés dans le monde.

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